Renouvelables: la stratégie floue de GDF Suez

Le 14 janvier 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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GDF Suez prévoit aussi d'expérimenter des fermes hydroliennes.
GDF Suez prévoit aussi d'expérimenter des fermes hydroliennes.
VLDT

A 10 mois de l’ouverture du sommet climatique de Paris, GDF Suez verdit son image. Mardi 13 janvier, les dirigeants de l’énergéticien franco-belge présentaient leur «nouvelle frontière de développement pour la transition énergétique». Derrière le pompeux, le concret: le groupe présidé par Gérard Mestrallet rendait, en fait, publics ses projets en matière d’énergies renouvelables. Importants. Mais pas époustouflants.

Le groupe prévoit de doubler d’ici à 2025 ses capacités «renouvelables» de production d’électricité en Europe. Dans 10 ans, GDF Suez affichera dans le Vieux monde 16.000 mégawatts de capacités éoliennes, photovoltaïques, hydrauliques et à biomasse, contre 8.000 MW comptabilisées mi-2014.

Sans surprise, priorité sera donnée aux technologies matures: éolien terrestre et photovoltaïque. Le groupe ne s’interdira toutefois pas l’éolien marin. En 2017, il devrait inaugurer son champ de Mermaid (250 MW) en mer du Nord belge. D’ici à 2021, il espère mettre en service ses parcs du Tréport et de Noirmoutier-Yeu: 1.000 MW à eux deux.

A supposer que, dans le même temps, le reste de son bouquet énergétique reste stable (peu probable), le groupe afficherait alors une part de 21% d’énergies «vertes» dans son parc de production d’électricité. Un score déjà atteint, voire dépassé, par 12 électriciens européens.

Qu’en sera-t-il de l’empreinte carbone de l’ancien gazier national? Difficile à dire, tant les perspectives d’évolution du parc de production (quid des centrales nucléaires belges, par exemple?) et du productible (quelle sera l’évolution des consommations d’énergie en Europe et dans le reste du monde) restent incertaines.

Selon l’étude Carbon Factor 2014, de PWC, GDF Suez a relâché 142 millions de tonnes de CO2 en 2013. Son objectif est d’abattre ses émissions de 10% d’ici à 2020. En 2013, le facteur carbone de l’énergéticien atteignait, en Europe, 331 grammes de CO2/kWh : le 8e meilleur score du secteur !



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