Renouvelables: la France plus attractive que jamais

Le 27 octobre 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La route solaire française intrigue les investisseurs.
La route solaire française intrigue les investisseurs.
Colas

Appels d’offres pluriannuels, PPE, réforme du mode de rémunération des opérateurs: autant d’éléments qui donnent confiance aux investisseurs.

C’est peut-être l’une des premières conséquences visibles du Brexit. Hier, patrie des énergies renouvelables (éoliennes notamment), le Royaume-Uni commence à être déserté par les investisseurs. Dans la nouvelle livraison de l’indice d’attractivité des pays pour les énergies vertes que publie, ce jeudi 27 octobre, Ernst & Young (EY), la Grande-Bretagne recule à la 14e place mondiale. Et se fait même doubler par le Maroc.

La faute au Brexit

Pour le consultant, plusieurs facteurs explique ce début de dégringolade: la mise à mort du ministère de l’énergie et du changement climatique (DECC) par la nouvelle Première ministre Theresa May. L’accord donné à la construction, controversée et coûteuse, de deux réacteurs EPR à Hinkley Point, n’est pas non plus de nature à rassurer sur l’avenir des énergies intermittentes outre-Manche, note le consultant. Deux mauvais points imputables à la nouvelle administration britannique issue du vote en faveur du Brexit, le 23 juin dernier.

La France progresse

Si les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, le Chili et l’Allemagne restent toujours en tête du classement, la France progresse d’un échelon (le 7e mondial) depuis le mois de mai dernier. Paris est ainsi récompensé pour le lancement, en juin, de deux importants appels d’offres portant sur plus de 7.300 mégawatts crête (MWc) de centrales photovoltaïques en 6 ans. Les investisseurs se réjouissent aussi de la publication prochaine de la programmation pluriannuelle de l’énergie, qui fixe le cap de la politique en faveur des énergies vertes jusqu’à 2023.

Le complément de rémunération

Ils saluent aussi la réforme du mode de financement des investissements, avec l’apparition du complément de rémunération. Enfin, le lancement de la construction de routes photovoltaïques intrigue, favorablement, les experts consultés par EY.

Green bonds made in France

Last but not least, la France ne dédaigne pas faire usage de l’outil financier dans le vent: les Green Bonds. Depuis 2007, souligne EY, la France a émis 9,4 milliards de dollars d’obligations vertes, soit 10% du total mondial.

Seuls les Etats-Unis, le… Luxembourg, l’Allemagne et la Chine font mieux. Pour le moment. L’an prochain, Paris devrait émettre des obligations souveraines vertes. Cette opération pourrait rapporter plusieurs milliards d’euros au Trésor. De quoi financer le verdissement du troisième programme d’investissements d’avenir (PIA 3).



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