Renouvelables électriques: les conditions de la réussite

Le 27 février 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Des lignes à haute tension.
Des lignes à haute tension.
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Il n’y a pas si longtemps, les gestionnaires français de réseaux électriques estimaient limitée la capacité maximale d’intégration des énergies renouvelables intermittentes (ERI). Entre 4 yeux, les ingénieurs d’EDF n’imaginaient pas qu’un réseau de transport puisse supporter plus de 10% d’éolien ou de photovoltaïque. L’Espagne a très vite démenti ces prévisions. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime, elle, que l’on peut aller très loin dans la diversification du mix électrique.

 

Dans sa dernière étude, parue mercredi 26 février, l’institution parisienne affirme qu’un important verdissement du parc électrique est possible —et même souhaitable pour réduire les émissions de CO2 du secteur. Mais plusieurs conditions doivent être réunies pour y parvenir. Ce qu’ont déjà réussi le Danemark, l’Irlande, l’Espagne et l’Allemagne, où parcs éoliens et fermes solaires produisaient, en 2012, entre 32% et 13% de l’électricité nationale. Cette même année, moins de 4% du courant consommé en France était d’origine renouvelable intermittente.

 

S’appuyant sur l’étude des systèmes électriques de 7 pays, l’agence de l’OCDE considère qu’il est techniquement possible qu’un réseau absorbe 45% d’électricité produite par des éoliennes et des panneaux photovoltaïques. Dans des conditions optimales, pareil bouquet électrique livrerait des électrons à peine 11% plus cher qu’un système électrique certifié «zéro énergie renouvelable». Le verdissement est à portée. À condition de l’organiser.

 

Pour optimiser les coûts, les experts de l’AIE mise sur la flexibilité. Dans la production, tout d’abord. Les ERI doivent être adossés à des moyens de production classiques capables d’ajuster en temps réel leur production au temps qu’il fait (plus ou moins de vent et de soleil) et aux besoins du réseau: centrales hydroélectriques ou à gaz font figure de favoris.

 

La flexibilité, c’est aussi la capacité du gestionnaire des réseaux, de transport ou de distribution selon les cas, à s’adapter aux variations de la production des ERI. La flexibilité, selon l’AIE, c’est aussi la capacité qu’auront les électriciens à stocker l’énergie produite hors heure de grande consommation, sous forme de lac de retenue (pour les barrages ou les stations de pompage-turbinage), d’hydrogène ou dans des batteries de forte puissance.

 

La flexibilité, enfin, repose sur la facilité qu’auront les fournisseurs d’électricité à inciter les consommateurs finals à adapter leur consommation à la production. Ce qui suppose la généralisation de compteurs communicants, tel le Linky français.

 

 

 



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