Renault participe à l'économie des VHU

Le 16 septembre 2005 par Claire Avignon
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Depuis plusieurs années, Renault a décidé d'industrialiser son système d'échange standard de produits. Outre le fait que l'activité engendre un chiffre d'affaires (CA) de 200 millions d'euros, elle permet de participer à l'économie des véhicules hors d'usage.

Renault le clame haut et fort: la filière de valorisation des véhicules hors d'usage (VHU) n'a pas besoin de soutien financier de la part des constructeurs automobiles. D'ailleurs, l'entreprise française a choisi d'investir dans le domaine, en investissant 15 millions d'euros en 4 ans dans son usine de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), nommée Pôle européen de rénovation des organes mécaniques. Cette activité consiste à récupérer, rénover puis vendre des produits automobiles qui s'usent avec le kilométrage. Choisy-le-Roi prend en charge les moteurs et les boîtes mécaniques (52% du CA), l'usine mécanique de Ruitz (Pas-de-Calais) les boîtes de vitesse, le reste des produits (pompes d'injection, culasses, etc.) provenant d'une vingtaine de réparateurs en Europe, en Turquie et au Maroc. Lorsque le conducteur reçoit son produit d'occasion -qu'il échange à Renault contre son produit défectueux via le garage- il le paie 30 à 50% moins cher que le produit neuf. «Avant même d'inciter à la valorisation de matières et d'énergie, la directive européenne sur les VHU demande d'augmenter le taux de réutilisation», rappelle Bernard Poncelet, directeur du recyclage et de l'échange standard de Renault.

Avec un CA européen de 200 millions d'euros en 2004 et la vente de 800.000 unités par an, Renault développe une activité rentable, tout en participant à la filière VHU. Bernard Poncelet va jusqu'à qualifier l'échange standard de «figure de proue» du recyclage. D'une part, avec 5,2 millions d'euros d'achat de «vieille matière» par an chez les démolisseurs, et 400.000 VHU Renault présents en France, le constructeur estime injecter annuellement environ 13 euros par VHU de sa marque sur le marché. D'autre part, la marque au losange revend à des recycleurs une partie de ce qui est inutilisable dans les produits. En effet, pour procéder à 1 échange standard, le système a besoin de 1,3 «vieille matière» (0,96 «retour» des échanges standards, 0,22 achats complémentaires chez les démolisseurs et 0,12 composants neufs).

L'activité devrait continuer à croître grâce à l'augmentation de la gamme de produits, en ajoutant des produits électroniques notamment, et au potentiel européen qui représente actuellement 40% du CA. D'ailleurs, un développement de l'échange standard est en discussion en Hongrie.



crédit photo: Barthélémy, Marc / photo Graffi




A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus