Remise à feu partielle de l’incinérateur de Fos-sur-Mer

Le 25 novembre 2013 par Stéphanie Senet
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Le redémarrage ne concerne que la partie dédiée à l'incinération
Le redémarrage ne concerne que la partie dédiée à l'incinération

Trois semaines après avoir été frappé par un incendie, l’incinérateur de Fos-sur-Mer va partiellement redémarrer. Le feu vert a été donné par la préfecture des Bouches-du-Rhône, par un arrêté signé le 22 novembre.

 

Selon le préfet Michel Cadot, les analyses réalisées dans le cône de propagation des fumées, ainsi que dans les zones naturelles, agricoles, d’habitation et dans les établissements industriels situés à proximité du site «ne montrent pas d’effet significatif sur l’environnement».

 

Commandés après l’incendie par l’inspection des installations classées de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), les prélèvements reçus ont été étudiés le 21 novembre par le comité de suivi du site (CSS). Ils montrent une absence d’impact significatif sur les sols de surface et sur les végétaux. Des premiers résultats montrent que les eaux souterraines ne seraient pas contaminées. Mais ceux-ci doivent encore être confirmés par un suivi bimensuel réalisé par des piézomètres.

 

Un bilan de l’incendie a été dressé préalablement à la publication de l’arrêté. Il conclut à la destruction de la partie de l’usine, exploitée par Everé –filiale d’Urbaser Environnement- dédiée à la valorisation organique. Les deux lignes du four d’incinération des déchets, en revanche, n’ont été que peu touchées.

 

Le redémarrage partiel de l’incinérateur est toutefois soumis à deux conditions, précisées dans un arrêté complémentaire: renforcement des prescriptions sur le suivi environnemental et la sécurité et réduction d’un quart de la réception de déchets (seuls les déchets destinés à l’incinération seront acceptés, pour une capacité de traitement de 300.000 tonnes par an au lieu de 410.000 t avec le tri, la méthanisation et le compostage). Un bilan devra à nouveau être réalisé dans trois mois.

 

Dans un communiqué, la société Everé précise que la première ligne va être progressivement remise en chauffe avec les déchets entreposés dans la fosse de stockage. A partir du 28 novembre, la communauté urbaine Marseille Provence Méditerranée pourra reprendre ses livraisons (environ 1.100 t/jour) par route et par rail.



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