Rejet d'ammoniac d'origine inconnue

Le 07 janvier 2005 par Christine Sévillano
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
daregal
daregal

Un rejet d'ammoniac dans l'atmosphère a eu lieu dans une usine du secteur agro-alimentaire, située en région parisienne. Elle a nécessité l'intervention des sapeurs-pompiers. Deux salariés légèrement intoxiqués ont été hospitalisés. L'installation restera à l'arrêt jusqu'à ce que l'origine de l'incident ait été trouvée.

Daregal, fabricant d'herbes aromatiques conditionnées et surgelées, a déploré mardi une fuite d'ammoniac dans l'atmosphère sur son site située à Milly-la-Forêt (Essonne). La substance, utilisée comme liquide frigorigène dans le processus de fabrication, a été libérée pendant cinq à dix minutes à la suite de l'ouverture accidentelle d'une soupape de sécurité dans le circuit. Une "quantité modeste" s'est échappée selon la Direction régionale pour l'industrie, de la recherche et de l'environnement (Drire) d'Ile-de-France.

"Le système de sécurité a bien fonctionné puisque les capteurs ont détecté cette fuite et ont déclenché automatiquement l'arrêt de l'installation", explique Arnaud Colas des Francs, directeur de cette installation classée pour la protection de l'environnement (ICPE) soumise à autorisation. La procédure d'évacuation a également été respectée puisque 35 personnes se sont retrouvées aux points de rassemblement prévus à cet effet. Mais deux personnes ont été légèrement intoxiquées par l'inhalation de l'ammoniac et ont été hospitalisées. Selon Arnaud Colas des Francs, le nuage d'ammoniac est retombé et s'est dilué dans l'enceinte de l'entreprise. Mais Rémi Galin, le responsable départemental de la Drire, tient un langage un peu différent: "Tout n'est pas retombé dans l'usine, toutefois en raison des faibles concentrations et de la direction du vent ce jour-là, aucune population voisine n'a été touchée. Et le risque lié à l'ammoniac tient à ses effets sur la santé humaine et non sur l'environnement".

L'origine de cette fuite n'a pas encore été déterminée et l'industrie ne peut pas redémarrer son installation sans savoir ce qu'il s'est réellement passé. L'issue de l'enquête est urgente étant donné les lourdes conséquences économiques et sociales que cet arrêt provoque. "Nous cherchons les causes de cette défaillance avec l'aide du sous-traitant en charge de la maintenance du circuit", affirme Arnaud Colas des Francs. La Drire vérifie si l'usine a respecté les prescriptions de l'arrêté préfectoral. Bientôt les données seront suffisantes pour préciser le niveau de l'échappée d'ammoniac. Cette fuite pourrait être due à un défaut de la soupape ou à un problème technique qui a amené à une surpression du circuit sur lequel se trouve la soupape. L'erreur pourrait être humaine, un mauvais réglage du compresseur ayant pu provoquer cet incident. Mais les premières observations ne le laissent pas penser puisqu'il n'y a pas eu de modification du régime de l'installation au moment du redémarrage, au lendemain des vacances. "Nous attendons une explication de l'usine et des mesures correctives. Nous avons promis d'agir au plus vite", explique Rémi Galin. L'administration décidera en effet de la date de remise en service de l'installation. "Il semble que cet incident pourrait mettre en évidence des aspects particuliers que l'entreprise concernée et la Drire n'avaient pas mesurés dans un premier temps. Un retour d'expérience qui jouera pour plus de sécurité dans les ICPE du département, voire au niveau national", conclut Rémi Galin.




A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus