Régionales: les projets du PS et de l'UMP pour l'Ile-de-France

Le 17 février 2010 par Sabine Casalonga
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Urne de vote
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Energies renouvelables, logements économes en énergie, transports moins polluants… L’environnement est un enjeu central des programmes PS et UMP pour la région Ile-de-France. Après le projet d’Europe Ecologie, suite de notre dossier consacré aux élections régionales 2010.

PS
L’impératif écologique est un des trois piliers du programme socialiste pour l’Ile-de-France (IDF). Jean-Paul Huchon (PS), président sortant de la Région et favori du scrutin des 14 et 21 mars prochains, plaide pour «une écologie sociale qui donne à chacun les moyens, au quotidien, de moins polluer et de vivre mieux».

Climat
Le PS prévoit le lancement dès 2010 d’un plan de mobilisation Climat-énergie, ainsi que la création d’une société d’économie mixte (SEM) chargée de produire et de distribuer les énergies renouvelables (géothermique, solaire, éolienne, biomasse, réseaux de chaleur). Les projets de méthanisation des déchets ménagers, la production de biogaz et les filières de recyclage d’huiles alimentaires pour les véhicules urbains seraient également soutenus.

Côté logements, les socialistes prévoient le soutien à l’isolation du parc social et privé, la construction de bâtiments éco-performants, le soutien à la construction de bâtiments à énergie positive ainsi que la création d’un fonds social de prévention de la précarité énergétique. Autres promesses-clés: 20 nouveaux éco-quartiers par an et la promotion de la filière Bois-matériaux.

En vue de poursuivre «la transition écologique de l’économie», le PS prévoit un «plan de sensibilisation aux opportunités économiques offertes par le développement durable», l’intégration de critères environnementaux et sociaux dans les commandes publiques et le soutien au commerce équitable et aux circuits courts solidaires. Par ailleurs, il propose de créer un marché francilien virtuel d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre (GES) destiné aux PME-PMI, «où seules les émissions en deçà des normes sont récompensées».

Transports
Jean-Paul Huchon, qui préside le syndicat des transports d’IDF (Stif) depuis 2006, entend poursuivre le Plan de mobilisation des transports inscrit dans l’actuel contrat de projets (2007-2013) démarré en 2010. Celui-ci prévoit la création d’une rocade de métro de banlieue à banlieue (Arc Express), de nouveaux tramways et lignes ferrées et le prolongement de 4 lignes de métro et du RER E. Le projet socialiste souhaite favoriser le transfert du fret routier vers le fluvial et le rail, le covoiturage, ainsi que le développement des véhicules électriques, mais aussi renforcer le réseau des circulations douces. Une Autorité régionale des transports serait chargée de mettre en œuvre ces politiques.

Emploi
Le PS promet le soutien des filières de technologies propres (bâti durable et efficacité énergétique), ainsi que la formation professionnelle des artisans et TPE aux éco-techniques. Il prévoit la création d’un fonds d’aide à la mutation technologique et à l’éco-innovation.

Concernant les déchets, le développement de composteurs pour les espaces verts communaux et au bas des immeubles est envisagé, ainsi que des programmes régionaux de réduction des emballages. Ne sont oubliées ni la biodiversité, avec le projet d’aménagement de corridors naturels en ville et le soutien aux projets de recyclage et traitement des eaux pluviales, «non financés par la facture d’eau»; ni la santé environnementale, avec la création d'un service régional chargé de piloter des expertises.

UMP
La liste de la majorité est conduite en IDF par Valérie Pécresse, l’actuelle ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. Assez imprécis, le volet environnemental du programme de l’UMP s’appuie sur la notion de «croissance verte» et l’application du Grenelle de l’environnement. Il prévoit ainsi une réduction de 30% des émissions de CO2 d’ici 2020 et l’amélioration de la qualité de l’air. L’UMP veut faire de l’IDF «la première région de l’énergie solaire». Comme le PS, elle prévoit la formation des professionnels aux technologies propres, l’intégration des critères environnementaux dans les marchés publics et le soutien aux PME innovantes.

Concernant les transports, l’UMP soutient le projet du Grand Paris incluant un projet de métro circulaire reliant les futurs pôles de la région, auquel est opposé Europe Ecologie (1). En revanche, certaines mesures se révèlent similaires à celles promises par le PS: le développement des véhicules électriques et du transport fluvial, ou la création de voies dédiées aux transports en commun et au covoiturage. Le plan de protection contre le bruit pour les riverains des voies rapides et aéroports sera accéléré.

Côté logements, sont prévues la création «d’un pôle européen pour la ville du futur à Marne-la-Vallée» et l’aide au financement des logements à énergie positive. L’augmentation de 60% du recyclage des déchets ménagers d’ici 2019 ainsi que le développement des espaces verts sont aussi envisagés.

Sur son site de campagne, l’UMP n’est pas avare en critiques sur le bilan de son adversaire socialiste. D’après l’UMP, le budget Environnement ne représenterait que 3% du budget annuel [en 2009, 5% du budget de l’IDF était destiné à l’environnement, à l’aménagement et au développement rural, ndlr]. L’UMP dénonce également des baisses de budgets dans le domaine des déchets, de l’air et de l’eau, entre 2005 et 2009. Mais aussi une production d’énergie solaire «très modeste» et une politique des emplois verts «quasiment inexistante».

(1) Dans le JDLE «Europe Ecologie parie sur les emplois verts pour remporter l'Ile-de-France»


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