Réduire les pollutions grâce aux stations phytosanitaires

Le 25 octobre 2010 par Célia Fontaine
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Le remplissage et le lavage des pulvérisateurs de produits phytosanitaires peuvent polluer ponctuellement le milieu naturel. C’est pourquoi l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse annonce dans un communiqué du 25 octobre qu’elle va aider financièrement les agriculteurs qui souhaitent investir dans des stations phytosanitaires collectives et individuelles. Il s’agit de systèmes de lavage et de remplissage des pulvérisateurs de pesticides, avec traitement des eaux polluées qui en proviennent.

Malgré la règlementation qui encadre l’utilisation des produits sanitaires, force est de constater que les eaux restent contaminées en France (dans le JDLE). Sur les bassins Rhône-Méditerranée et Corse, 92 % des points de suivi sur les eaux superficielles et 82 % des points de suivi sur les eaux souterraines ont été pollués au moins une fois par une matière active de pesticide pendant l’année 2008. En outre, 182 captages d’eau potable sont contaminés par les pesticides.

Les stations de remplissage et de lavage doivent donc être équipées d’un dispositif de traitement spécifique. Les ministères de l’agriculture et de l’écologie ont agréé 12 procédés pour limiter les risques d’accident et de fuite (contamination du réseau d’eau potable, débordements accidentels) de produits vers les rivières.

Concrètement, une station phytosanitaire se compose d'une plate-forme destinée au lavage et remplissage du matériel de pulvérisation et d'un dispositif capable de traiter les « effluents phytosanitaires ». Ce terme recouvre les fonds de cuve, les bouillies phytosanitaires non utilisables et les eaux de nettoyage du matériel de pulvérisation. La station comprend une aire (bétonnée ou souple selon les cas) sur laquelle sera rempli et lavé le pulvérisateur de manière sécurisée. L’aire récupère les eaux de lavage du pulvérisateur et les éventuels débordements de bouillies. Ces eaux sont ensuite traitées. « Une station phytosanitaire permet d’éviter une chute de l’opérateur lors du nettoyage de la cuve et d’améliorer les conditions de travail grâce une station fonctionnelle, sécurisée et personnalisée », rappelle l’Agence de l’eau RMC.

Pourront bénéficier de cette subvention les agriculteurs qui réalisent seuls leur station phytosanitaire, ainsi que les coopératives, négociants agricoles, communes ou syndicats de communes dans le cadre de projets collectifs.

« Ces aides financières portent sur la réalisation d’études et de diagnostics pour choisir le système le plus adapté à chaque projet ainsi que sur la construction et l’équipement de la station », précise le communiqué.

L’Agence de l’eau apporte une subvention de 50 % aux projets individuels et collectifs. A quoi peuvent s’ajouter des subventions du Fonds européen agricole de développement rural (Feader) ou d’autres financeurs « dans la limite des plafonds fixés par l’encadrement européen pour le total des aides publiques ». C'est-à-dire, pour les stations individuelles, 75 % sur les territoires prioritaires pour les pesticides et 60 % ailleurs ; et pour les stations collectives, 80 % sur l’ensemble des bassins Rhône-Méditerranée et Corse.



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