Réduire les embouteillages des aéroports

Le 28 mars 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les passagers s’en rendent compte fréquemment. Du fait de la congestion qui règne au sol et dans les airs, les avions de ligne passent de plus en plus de temps sur les pistes. Et cela n’est pas sans conséquence sur l’environnement. Selon une étude mise en ligne la semaine passée par le Massachusetts Institute of Technology (MIT), les avions passent, aux Etats-Unis et en Europe, entre 10 et 30% de leurs temps «de vol» sur les taxiways.

Pour pouvoir rapidement obéir aux injonctions des contrôleurs du ciel, les pilotes doivent faire tourner les réacteurs et les générateurs auxiliaires, ce qui relâche d’importantes quantités de polluants atmosphériques. Le bilan environnemental annuel des embouteillages d’aéroports s’élève, aux Etats-Unis, à 6 millions de tonnes de CO2, 45.000 tonnes de monoxyde de carbone, 8.000 tonnes d’oxydes d’azote et 4.000 tonnes d’hydrocarbures imbrûlés. Des chiffres comparables à ceux calculés pour l’Europe.

Durant l’été 2010, les exploitants de la plate-forme aéroportuaire de Boston Logan et des chercheurs du MIT ont expérimenté de nouvelles façons d’organiser les déplacements des aéronefs au sol. En clair, en laissant, en moyenne, chaque avion 4,18 minutes de plus à poste, les contrôleurs aériens ont réussi à sensiblement réduire la congestion sur les pistes. Dès qu’ils en ont reçu l’ordre, les avions au départ ont pu décoller immédiatement. Réduisant d’autant les émissions nocives. Selon l’étude, chaque appareil a économisé 75 litres de kérosène à chaque décollage. Soit environ 235 kilogrammes de gaz carbonique.

 



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