Réduire la voiture en ville, une priorité selon la Fnaut

Le 10 mars 2014 par Stéphanie Senet
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Le nouveau dépassement du seuil d'alerte (pollution aux particules fines PM10) va-t-il servir de déclic?
Le nouveau dépassement du seuil d'alerte (pollution aux particules fines PM10) va-t-il servir de déclic?

Alors qu’une fois encore le niveau d’alerte a été dépassé en Ile-de-France, à Lyon et dans le nord de l'Isère pour la pollution aux particules fines PM10[1], réduire la place de la voiture en ville devient une priorité. Tel est le message transmis par la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) lors d’une conférence de presse organisée le 7 mars à Paris.



[1] Le niveau de pollution a atteint 85 microgrammes par mètre cube (µg/m³) ce 10 mars alors que le seuil d’alerte et de recommandation est fixé à 80 µg/m³

 

Les mesures existent. «Il n’y a rien à inventer», résume la Fnaut. L’association se réfère notamment aux plans de déplacement urbains qui ont réussi à faire baisser le trafic automobile à Grenoble, Lille, Lyon ou Strasbourg…

 

Priorité aux transports en commun de surface

Pour réduire la place de l’automobile, rien ne vaut le développement des autres transports, en particulier les transports collectifs de surface (tramway ou bus), les voies cyclables et les trottoirs pour piétons, indique l’association. Comme l’a démontré l’expérience bisontine, le tramway n’est pas réservé aux grandes agglomérations.

Deuxième rappel: étendre les zones 30 à l’essentiel du territoire urbain, et en particulier aux zones résidentielles et commerciales ainsi qu’au voisinage des écoles. Pour l’heure, ces zones s’avèrent encore marginales sur le territoire.

Inversement, la place de la voiture peut être réduite par l’abandon des projets routiers. Selon l’association, les ouvrages existants sont engorgés par un trafic local qui peut être absorbé par des transports en commun performants.

 

Une tarification solidaire

Ces équipements doivent être soutenus par une tarification solidaire en faveur des usagers à faibles revenus, voire la gratuité pour les citoyens les plus précaires.

Consciente des difficultés budgétaires des collectivités, la Fnaut suggère de taxer les automobilistes, en augmentant le prix du stationnement et des amendes et en créant des péages urbains. Un dispositif en faveur duquel le Comité pour la fiscalité écologique rendra d’ailleurs un avis le 3 avril prochain.

 

Oublier la voiture électrique et en libre-service

La Fnaut recommande aussi d’expérimenter de nouveaux dispositifs comme l’encouragement à une densification de l’habitat autour des transports collectifs, ou l’incitation à l’autopartage.

Certains modes de transport sont en revanche à éviter: le transport par câble (dont le créneau est jugé trop étroit), la voiture électrique (aussi encombrante qu’une voiture classique) et la voiture en libre-service (qui incite des citadins non motorisés à utiliser une voiture).

Dans le cas spécifique de Paris, la Fnaut rappelle que la ligne ferroviaire de la petite ceinture pourrait être rouverte et mise en correspondance avec les lignes de métro et de RER. Une idée qui n’a pas été retenue par les candidats aux municipales. Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) propose d’en faire une boucle cycliste, Anne Hidalgo (PS) des espaces de promenade et Christophe Najdovski (EELV) un corridor écologique.

 



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