Réduire l’impact environnemental des éoliennes terrestres

Le 01 juillet 2020 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Quelques centaines de tonnes de béton suffisent pour assurer la stabilité d'une éolienne terrestre.
Quelques centaines de tonnes de béton suffisent pour assurer la stabilité d'une éolienne terrestre.
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Les exploitants de parcs éoliens vont devoir préparer leur recyclage.

Les éoliennes polluent le sol. L’un des arguments préférés des anti-éoliens est en train de tomber. Un arrêté du 22 juin, publié par le Journal officiel du 30 juin, renforce les obligations de démantèlement des aérogénérateurs. A commencer par ses fondations qui nécessitent plusieurs centaines de tonnes de béton.

Désormais, l’exploitant d’un parc éolien arrêté devra démanteler la totalité des fondations jusqu'à leur semelle «sauf dans le cas où le bilan environnemental est défavorable sans que l'objectif de démantèlement puisse être inférieur à 2 mètres.»

Le texte ajoute des objectifs de recyclage ou de réutilisation des aérogénérateurs et des rotors démantelés. Au 1er juillet 2022, au minimum 90 % de la masse totale des aérogénérateurs démantelés, fondations incluses, lorsque la totalité des fondations sont excavées, ou 85 % lorsque l'excavation des fondations fait l'objet d'une dérogation prévue par le I, doivent être réutilisés ou recyclés. Au 1er juillet 2022, au minimum 35 % de la masse des rotors doivent être réutilisés ou recyclées.

Il fixe également des objectifs de recyclabilité ou de réutilisation pour les aérogénérateurs dont la déclaration est réalisée après le 1er janvier 2024 ainsi que pour les aérogénérateurs mis en service après le 1er janvier 2024 dans le cadre d'une modification notable d'une installation existante.

L'arrêté ajoute l'obligation pour les exploitants de déclarer les aérogénérateurs, aux étapes clés du cycle de vie de l'installation.

Il renforce aussi l'encadrement des opérations de maintenance et de suivi des installations pour l'évaluation des impacts sur la biodiversité. L'exploitant devra mettre en place un suivi environnemental permettant notamment d'estimer la mortalité de l'avifaune et des chiroptères due à la présence des aérogénérateurs.

Cette étude doit débuter dans les 12 mois qui suivent la mise en service industrielle afin d'assurer un suivi sur un cycle biologique complet et continu adapté aux enjeux avifaune et chiroptères susceptibles d'être présents. Ce suivi est renouvelé dans les 12 mois si le précédent suivi a mis en évidence un impact significatif et qu'il est nécessaire de vérifier l'efficacité des mesures correctives. A minima, le suivi est renouvelé tous les 10 ans d'exploitation de l'installation

Last but not least, l'arrêté augmente le nombre de conditions spécifiques dans le cas du renouvellement des aérogénérateurs d'un parc éolien en fin de vie.