Redémarrage partiel de l’usine rouennaise de Lubrizol

Le 16 décembre 2019 par Valéry Laramée de Tannenberg
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90% du site seraient intacts.
90% du site seraient intacts.
©France 3

L’usine accidentée ne réalisera plus d’opération entraînant des réactions chimiques.

Jour de chance pour Lubrizol. C’est vendredi 13 décembre que le préfet de Seine-Normandie a signé l’autorisation de redémarrage partiel de l’usine de Rouen, siège d’un important incendie, le 26 septembre dernier.  

L'usine Lubrizol de Rouen a «redémarré dans la nuit de vendredi à samedi», a indiqué lundi 16 décembre Frédéric Henry, président de la branche française du groupe américain, sur France Bleu Seine maritime/Eure, moins de trois mois après l'incendie qui a touché ce site Seveso.

accord de la Dreal et du Coderst

Cette décision intervient après l’accord donné par la Dreal de Normandie et le Conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst).

La préfecture a autorisé une réouverture partielle, «limitée à deux petites unités de mélange et de solubilisation, n'impliquant pas de réaction chimique».

Sur son site, Lubrizol a «mis une palissade qui nous permet de nettoyer le site pendant les mois qui vont venir et pendant ce temps continuer à fabriquer des mélanges», a ajouté Frédéric Henry. La palissade «sépare l'usine en deux morceaux, c'est-à-dire l'entrepôt qui a brûlé (d'une part ndlr), et 90% du site qui n'a pas brûlé du tout, là où a redémarré cette production ce week-end» d'autre part, a précisé le président de Lubrizol France.

Selon la préfecture, il reste «900 fûts à évacuer» sur le site, dont «de l'ordre de 70 présentant une certaine sensibilité».