Récylum ouvre un nouveau chantier

Le 17 octobre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Augmenter le recyclage des lampes à basse consommation usagées permettra de limiter l'impact de la raréfaction des terres rares en réutilisant certains de ces minerais très recherchés au niveau mondial, a souligné ce lundi 17 octobre l'éco-organisme en charge de la filière.

L'éco-organisme Récylum a illustré son message en érigeant un faux chantier d'exploitation minière en plein cœur du quartier d'affaires de La Défense (Hauts-de-Seine). Une mine urbaine qui s'avère être, une fois les barrières tombées, une boîte géante pour recycler les lampes à basse consommation.

Terres rares, c’est le nom donné à un ensemble de 17 métaux indispensables à la fabrication de la plupart des produits de haute technologie -écrans plats, lecteurs MP3, voitures électriques, éoliennes- et dont le commerce dépend des quotas d'exportation de la Chine, qui en produit 97%.

Pour les lampes à économie d'énergie, certains de ces métaux -lyttrium, terbium et europium- sont présents dans les poudres fluorescentes recouvrant l'intérieur des tubes de verre et représentant environ 3% du poids des lampes, selon Récylum.

Jusqu'à présent, ces poudres sont neutralisées et stockées définitivement, comme le mercure, dans des installations spécifiquement agréées pour cela, rappelle l'organisme qui gère la filière depuis 2006.

Un nouveau procédé, développé par le groupe chimique Rhodia, doit permettre de les recycler à partir de début 2012, faisant de la France le premier producteur européen de terres rares recyclées, ajoute-t-il. Lorsque la filière sera totalement opérationnelle, la France pourrait remettre dans le circuit industriel une cinquantaine de tonne de terres rares par an.

Cette nouvelle technologie permettra ainsi d'améliorer le taux de recyclage des lampes qui est aujourd'hui de 95%, grâce à la réutilisation du verre et des parties métalliques.

L'opération menée lundi à La Défense vise aussi à inciter toujours plus les Français à rapporter leurs lampes à basse consommation usagées à l'un des 19.000 points de collecte en France.

Actuellement, en dépit de chiffres en hausse, environ 35% des lampes usagées sont collectées, rappelle Hervé Grimaud, le directeur général de Récylum. «Notre objectif est de monter à 65% voire 70%, mais il nous faudra encore 4 ou 5 ans pour y parvenir», indique-t-il.
 
Après avoir installé des bacs de collecte spécifiques dans 13.000 commerces et 3.000 déchetteries, l'éco-organisme prévoit de mettre au point, avec les vépécistes de matériel de bureau, un dispositif de collecte auprès des PME.


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