Recyclage: la presse passe à la caisse

Le 06 juillet 2016 par Stéphanie Senet
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Les premières contributions des journaux et magazines seront versées en 2018
Les premières contributions des journaux et magazines seront versées en 2018

Les publications de presse contribueront, elles aussi, au financement du recyclage des déchets de papier, selon un décret publié ce 6 juillet au Journal officiel.

 

Longtemps exonérées, les publications de presse devront finalement sortir leur chéquier, comme les émetteurs de papiers graphiques et d’imprimés. Leurs premières contributions devront être versées en 2018, sur la base des tonnages produits en 2017. 

 

Trois bonus

Le nouveau décret prévoit toutefois trois modulations de l’éco-contribution versée à l’éco-organisme Ecofolio, qui s’élevait en 2015 à 54 euros par tonne mise sur le marché. L’émetteur de la publication de presse pourra en effet verser un quart de la somme «en nature» lorsque le papier utilisé pour l’impression est exclusivement composé de fibres recyclées ou issues de forêts durablement gérées (dont plus de 50% de fibres recyclées et le reste issu de forêts durablement gérées à partir du 1er janvier 2020).

Concrètement, les éditeurs pourront insérer , dans leurs publications des encarts publicitaires pour sensibiliser le consommateur au tri et au recyclage du papier.

La même remise est prévue lorsque la publication ne contient pas plus d’un élément perturbateur de recyclage (comme les encres oxydables ou certaines colles). A noter que l’emballage lié à l’envoi de la publication dans le cadre d’un abonnement ne constitue pas, jusqu’au 31 janvier 2019, un élément perturbateur au sens du décret. Enfin, le bonus s’applique lorsque le cumul des distances séparant la papeterie, l’imprimerie et le centre principal de diffusion est inférieur à 1.500 kilomètres. Une nouveauté: les caractéristiques environnementales du papier devront obligatoirement être mentionnées dans la publication.

 

Un arrêté à venir

Pour être complète, cette réforme nécessite encore la publication d’un arrêté ministériel, devant  définir les fibres recyclées, les fibres issues de forêts durablement gérées, les éléments perturbateurs de recyclage ou encore le centre principal de diffusion d’une publication. Signalons au passage que les éditeurs de livres ne sont pas concernés par cette réforme financière.

En France, 52%  des déchets de papier des ménages ont été recyclés en 2014. Si le financement de la filière des papiers graphiques est en crise, c’est parce que les producteurs ne prennent en charge qu’un quart de son coût de fonctionnement annuel, selon Nicolas Garnier, délégué général d’Amorce. 

 



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