Reçues en marge du Conseil européen, les ONG critiques avec Sarkozy

Le 11 décembre 2009 par Victor Roux-Goeken
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Plusieurs ONG environnementales ont été reçues par le chef de l’Etat jeudi 10 décembre, jour de l’ouverture du Conseil européen, qui doit entériner la position de l’Union européenne pour Copenhague.

Cité par France nature environnement, Nicolas Sarkozy a affirmé vouloir «[se] battre à mort sur l’OME [Organisation mondiale de l’environnement]», garante des engagements pris à Copenhague par la communauté internationale. Pour Greenpeace, cette idée «franco-française» ne devrait pas être à l’ordre du jour. A l’instar des Amis de la terre, Greenpeace juge que la priorité devrait aller à l’inconditionnalité de l’objectif européen de baisse de 30% des émissions de GES en 2020. Pour l’heure, l’UE ne prendra cet engagement que si un accord ambitieux est adopté à Copenhague… De son côté, FNE espère que le principe d’une OME sera effectivement inscrit dans l’accord de Copenhague.

Autre motif de critique: les financements pour aider les pays en développement à lutter contre le changement climatique et s’y adapter. Le chef de l’Etat n’a toujours pas avancé de chiffre sur la participation française à l’enveloppe de 110 milliards d’euros de financements publics annuels nécessaires. Greenpeace évalue la contribution européenne à 35 milliards € pour l’UE et à 4,2 pour la France.

Nicolas Sarkozy s’est engagé pour des financements innovants et additionnels à l’aide au développement déjà versée aux pays les plus pauvres, précise FNE. «Il a indiqué que le mécanisme du marché carbone n’était pas complètement satisfaisant (1) et qu’il faudrait peut-être réaliser à son sujet une ‘inspection générale’. (…) Le Président défendra le principe d’une taxe sur les transactions financières et celui d’un financement ‘fast start’ de 10 milliards par an, sur trois ans, ‘pour allumer la mèche’», ajoute la fédération d’associations environnementales.

FNE a salué «l’enthousiasme» du chef de l’Etat, mais s’inquiète «du décalage entre l’engagement international de la France et sa politique nationale», telle que la remise en cause de la taxe carbone (2).

(1) Dans le JDLE «La France veut imposer sa vision du marché européen du carbone»
(2) Dans le JDLE «Taxe carbone: une exonération proposée pour le transport routier»


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