Recours contre la pêche au requin réunionnais

Le 21 mai 2013 par Stéphanie Senet
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Le maire de Saint-Leu a autorisé, le 16 mai, la pêche au requin-bouledogue
Le maire de Saint-Leu a autorisé, le 16 mai, la pêche au requin-bouledogue

Trois associations ont déposé, ce 21 mai, un recours en référé suspension devant le tribunal administratif de La Réunion contre l’arrêté du député-maire de Saint-Leu (La Réunion, MoDem), autorisant la pêche au requin-bouledogue sur le territoire maritime de sa commune, jusqu'à 300 mètres du rivage.

Dans un communiqué commun, Longitude 181 Nature, Sea Shepherd et l’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) estiment que l’arrêté, signé le 14 mai par Thierry Robert, est illégal sur plusieurs points, notamment parce que le territoire visé appartient à la Réserve marine réunionnaise (hormis le port de Saint-Leu).

Les associations demandent également une «réparation pécuniaire» pour chaque requin pêché illégalement dans l’espace protégé de la réserve.

Pour rappel, non seulement la mairie de Saint-Leu autorise la pêche au requin-bouledogue, mais elle l’encourage, en se proposant de racheter au prix de 7 euros le kilogramme tout spécimen long de plus d’un mètre cinquante.

Elle a pris cette décision suite à l’annonce du préfet, le 13 mai, d’expérimenter la pêche au requin à l’aide de «drumlines», des palangres verticales équipées d’un hameçon et maintenues par une bouée en surface (voir JDLE).

«L’escalade et la surenchère sont à l’œuvre dans les prises de parole des responsables politiques réunionnais», déplorent les associations, en référence aux propos du maire de Saint-Leu qui évoque «la nécessaire pêche raisonnée des requins trop nombreux et plus agressifs que par le passé» ainsi qu’«une espèce hautement nuisible pour l’homme».

«Monsieur Thierry Robert devrait au contraire améliorer le traitement des eaux usées et pluviales de sa commune. L’état de délabrement des réseaux d’assainissement et ses pollutions dans le littoral saint-leusien sont, sans aucun doute, plus responsables des accidents entre humains et requins que les requins eux-mêmes», concluent les associations.

Indispensable à l'écosystème marin, le requin bouledogue est par ailleurs classé comme une espèce "quasi-menacée" par la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).



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