Records de froid et de sécheresse en Europe

Le 02 mars 2012 par Stéphanie Senet
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Sécheresse oblige, les incendies ont 4 mois d'avance en Galice
Sécheresse oblige, les incendies ont 4 mois d'avance en Galice

Alors que la France a connu une vague de froid exceptionnelle au début du mois de février, l’Espagne a vécu son hiver le plus sec depuis les années 40.

Avec un thermomètre descendant jusqu’à -16°C voire -18°C, la France a connu une vigoureuse vague de froid entre le 1er et le 13 février, selon le bilan de l’hiver publié ce 2 mars par Météo France.

Ces masses d’air continentales extrêmement froides ont été apportées par un puissant anticyclone, venu de la Scandinavie et de la Russie et qui s’est étendu dans toute l’Europe occidentale.

A l’échelle de la France, cet événement s’avère exceptionnel. «En termes d’intensité globale, il s’agit de la 5e vague de froid la plus sévère observée depuis 1947 dans l’Hexagone», note l’institut météorologique français. Ce record est dû à une période de froid relativement longue (13 jours). Les 4 hivers les plus froids remontent à février 1956, à janvier-février 1963, à janvier 1985 et à janvier 1987.

Avec la prédominance des conditions anticycloniques, le mois de février a également été très sec en France avec des cumuls de précipitations représentant à peine 20% des moyennes habituelles.

De l’autre côté des Pyrénées, on a connu l’hiver le plus sec depuis 70 ans. L'effet le plus spectaculaire de cette sécheresse a été observé au travers des incendies de forêt qui ont surpris la Galice en plein mois de février et ont détruit 400 hectares, alors que la saison à risques débute traditionnellement en juin.

Autour du réservoir de Portodemouros, à 60 kilomètres de Saint-Jacques de Compostelle, la terre craquelée et le faible niveau de l'eau confirment une sécheresse exceptionnelle.

«Les mois de décembre, de janvier et de février ont été les plus secs qu’a connus le pays depuis les années 40», note Angel Rivera, porte-parole de l’agence météorologique espagnole.

Selon les météorologues, la pluviosité stagne au quart de la normale. Les précipitations ont atteint environ 50 litres par mètre carré au cours des trois derniers mois alors qu’elles devraient représenter 200 litres.

Les herbacées, les légumineuses et les céréales sont les plantes souffrant le plus de cette sécheresse, mais la vigne, les oliviers et les amandiers sont aussi menacés, ce qui inquiète les agriculteurs.

Si la sécheresse se confirme, la campagne andalouse autour de Grenade pourrait perdre 35% de sa production d’huile et la moitié de ses herbacées, estime Gregorio Juarez, de l’Association des jeunes agriculteurs.

Dans les régions du nord (Galice, Asturies ou Castille et Leon), les éleveurs –peu préparés à la sécheresse- voient actuellement leurs coûts de production augmenter d’au moins 20%, alerte l’Union des petits agriculteurs et éleveurs.

 



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