Record de concentration de GES

Le 20 novembre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L'observatoire de Mauna Loa mesure les concentrations de CO2 depuis 1956.
L'observatoire de Mauna Loa mesure les concentrations de CO2 depuis 1956.

Les jours précédant l’ouverture des sommets climatiques mondiaux sont propices à la sortie d’études en tout genre sur le changement climatique. La dernière en date n’est pas la moins inquiétante.

Dans son bilan annuel, publié mardi 20 novembre, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) annonce que la concentration atmosphérique des gaz à effet de serre (GES) a battu un nouveau record en 2011. S’appuyant sur les données de la Noaa américaine (laquelle exploite le fameux observatoire de Mauna Loa -Hawaï), l’OMM estime que les fractions molaires des trois principaux GES d’origine anthropique, dioxyde de carbone, méthane et protoxyde d'azote, ont franchi de nouveaux pics l’an passé.

La teneur de l'atmosphère en CO2 a augmenté de 2 parties par million (ppm) entre 2010 et 2011, atteignant 390,9 ppm en 2011: une progression de 140% par rapport à l'époque préindustrielle. Ce record devrait d’ailleurs être battu en 2012, l’observatoire de Mauna Loa ayant mesuré une concentration de CO2 de 391 ppm, en octobre dernier.

Après une période de stabilisation inexpliquée, entre 1999 et 2006, la teneur en méthane de l’atmosphère repart à la hausse, au rythme d’environ 5 parties par milliard (ppb) par an. L’an passé, sa concentration a atteint 1.813 ppb: 259% du niveau de l'ère préindustrielle. En 2011, la teneur de l'atmosphère en N2O était de quelque 324,2 ppb, ce qui représente une progression de 1 ppb par rapport à l'année précédente et 120% du niveau qu'elle avait à l'époque préindustrielle.

Depuis le début de l'ère industrielle, en 1750, quelque 375 milliards de tonnes de carbone ont été rejetées dans l'atmosphère sous forme de dioxyde de carbone, surtout à cause de la combustion des combustibles fossiles. «Même si nous pouvions stopper du jour au lendemain toute nouvelle émission, la concentration actuelle continuera à avoir des effets pendant des siècles pour la planète», a déclaré Michel Jarraud lors d'une conférence de presse à Genève.?? «Ces milliards de tonnes de dioxyde de carbone rajoutées à l'atmosphère vont y rester pendant des siècles, accentuant le réchauffement de notre planète et se répercutant sur tous les aspects de la vie sur Terre, et les émissions futures aggraveront encore la situation», a précisé le secrétaire général de l'OMM.



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