Reconcil consigne l’emballage alimentaire

Le 28 mars 2018 par Stéphanie Senet
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Sofiane Hassaïne-Teston, président de Reconcil
Sofiane Hassaïne-Teston, président de Reconcil

De nouvelles expérimentations de systèmes de consigne essaiment actuellement dans l’Hexagone. C’est le cas de Reconcil, le réseau d’emballages consignés citoyen et local, qui teste depuis le 21 mars à Paris un emballage consigné pour la restauration à emporter.

 

Ancien salarié d’Enercoop, Sofiane Hassaïne-Teston a voulu importer en France cette consigne «qui marche si bien en Allemagne pour les canettes et les bouteilles et en Turquie pour les bouteilles de bière». «On ne peut pas continuer à manger des plats dans des barquettes en polystyrène rongées par la chaleur. Il faut arrêter les emballages d’aussi mauvaise qualité, qui posent un risque pour la santé et qui génèrent de nombreux déchets», lance le co-fondateur de Reconcil.

Son idée? Mettre à disposition des restaurants une boîte de bonne qualité pour les plats à emporter, facturée 2 euros pièce au consommateur. 2 € remboursés dès son retour. Testé depuis le 21 mars dans un restaurant du XVIIIe arrondissement[1], cet emballage pourrait encore évoluer d’ici sa généralisation dans 4 arrondissements de la capitale[2].

Londres signe pour la consigne / Etudié depuis octobre dernier, le dispositif de consigne vient d’être validé outre-Manche pour tous les emballages de boissons en plastique, verre et métal pour favoriser leur collecte et leur recyclage. Un système généralisé en Allemagne, Danemark et Suède. La France penche aujourd’hui en faveur d’initiatives volontaires.

 

30 utilisations pour le même prix

«Nous finalisons un prototype en polypropylène, le plastique utilisé dans les gobelets réutilisables que l’on voit dans les festivals de musique, car ce matériau résiste à 30 lavages au minimum», explique le président de Reconcil. Reste à tester le dispositif auprès des consommateurs et des restaurateurs «plutôt traditionnels, qui proposent par exemple des plats du jour». «Nous voulons contractualiser avec les restaurants déjà sensibilisés à la réduction des déchets pour leur proposer un emballage écologique qui ne soit pas plus cher que leur emballage jetable», poursuit-il. Seule différence: son poids est plus lourd (environ 150 grammes par barquette).

 

Dernières mises au point

Pour finaliser sa boîte réutilisable, Reconcil va tester son utilisation auprès de 5 restaurants parisiens fin avril, pour savoir si la consigne fonctionne aussi en réseau. Ensuite, elle se frottera à l’analyse du cycle de vie réalisée par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) pour minimiser au mieux son bilan carbone. In fine, elle souhaiterait pouvoir réutiliser les matières recyclées dans la fabrication de sa boîte maison.

 

Rendez-vous en septembre

Ayant intégré l’incubateur Paris & Co en décembre dernier (promotion Economie circulaire), cette jeune société a bénéficié d’une subvention de 30.000 euros pour lancer son activité. Elle doit encore finaliser son process, notamment pour le lavage et le séchage des emballages. Objectif: livrer 30.000 emballages consignés à des restaurateurs parisiens dès le mois de septembre.

 


[1] Chez Foucher Mère et Fille

[2] IXe, Xe, XVIIIe et XIXe

 



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