Recherche: la fusion rafle le pactole

Le 11 avril 2005 par Enerpresse
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

La fusion thermonucléaire est le grand gagnant de la distribution de la manne européenne destinée au financement de la recherche communautaire sur les énergies. Son budget passe de 824 millions d'euros dans le sixième programme-cadre (2002-2006) à 2.167 millions d'euros dans le septième (2007-2011).

La fission double pratiquement son budget en passant de 528 millions d'euros (y compris l'activité nucléaire du Centre commun de recherche ou Joint research center) dans le 6e programme-cadre Euratom à 936 millions d'euros dans le septième. Les autres énergies devront se partager 2,75 milliards d'euros sur 7 ans, ce qui donne dans les 400 millions d'euros par an. Soit plus du double des 180 millions d'euros par an du sixième programme-cadre (ou 890 millions sur 5 ans). Les thèmes prioritaires sont l'hydrogène et les piles à combustibles, l'électricité à partir de sources renouvelables, les combustibles renouvelables, la chaleur/froid à partir de sources renouvelables, la séquestration de CO2, les technologies propres du charbon, les réseaux énergétiques intelligents, l'efficacité énergétique et la connaissance. Mais on ne sait pas exactement combien ira à chacune des sous-composantes des programmes européens.

Officieusement, les sources renouvelables et l'efficacité énergétique devraient rafler le tiers du budget hors fusion/ fission, soit 120-130 millions d'euros par an. Le groupe consultatif sur l'énergie de la direction générale Recherche de la Commission, avait, dans ses recommandations sur les priorités de recherche en matière d'énergie en vue du septième programme-cadre, tiré la sonnette d'alarme: échouer à rendre durable notre système d'utilisation de l'énergie est «la plus grande menace pour nos économies développées ». Les experts fustigeaient le niveau de financement de la recherche dans le domaine de l'énergie, divisé par quatre en termes réels sur les 25 dernières années! Le groupe consultatif demandait donc de multiplier par 4 le budget actuel consacré à la recherche sur l'énergie, faute de quoi «notre société ne pourra relever les défis énergétiques cruciaux auxquels nous faisons face et leurs terribles conséquences potentielles». L'argent est donc là, mais l'UE a décidé de donner la priorité budgétaire à une source qui produira ses premiers kilowatts-heures -si tout va bien- dans 40 à 50 ans.




A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus