Réchauffement: un siècle foudroyant

Le 14 novembre 2014 par Romain Loury
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+50% au cours du siècle
+50% au cours du siècle

Le réchauffement climatique devrait accroître de 50% le nombre de coups de foudre au cours du XXIème siècle, selon une étude américaine publiée dans Science. De quoi faire craindre pour les forêts, mais pas seulement.

 

Pour tout degré Celsius additionnel, le risque de foudre pourrait s’accroître de 12% aux Etats-Unis, selon l’étude de modélisation menée par David Romps, de l’université de Californie à Berkeley, et ses collègues. Au rythme actuel de réchauffement, le pays pourrait ainsi voir le nombre d’éclairs augmenter de 50% au cours du siècle. La conséquence d’une vapeur d’eau plus abondante, expliquent les chercheurs.

Qu’en est-il pour la France? Difficile d’observer des tendances pour l’instant: les relevés de Météorage ne remontent qu’à 1987, «période pas suffisamment longue» pour voir une évolution se dessiner, affirme cet opérateur de Météo France contacté par le JDLE. Les années se succèdent en dents de scie, 2006 demeurant par exemple comme l’une des années les plus foudroyées.

S’il est difficile de prédire les conséquences d’une éventuelle hausse de la foudre, elles ne semblent a priori pas réjouissantes. Notamment pour les forêts, dont la moitié des incendies sont déclenchées par la foudre, rappelle David Romps.

Le réchauffement a pour autre effet d’assécher les forêts, ce qui les rend encore plus vulnérables. Selon une étude publiée en septembre, les incendies de forêt pourraient s’accroître de 200% en Europe  d’ici 2090, voire de 560% en Europe de l’Est et dans les Balkans (voir le JDLE).

«Pas d’inquiétude» pour RTE

Quel impact sur les lignes d’électricité? Contacté par le JDLE, RTE (Réseau de transport d’électricité) indique ne pas avoir d’«inquiétude» face à ce risque «surveillé». Certes le nombre annuel de courts-circuits dépend étroitement de l’activité de foudre. Illustration en 2013, où le réseau a connu une hausse de 12% du nombre d’incidents par rapport à 2012: «près de la moitié de cette augmentation est liée à des événements dus à la foudre», explique RTE.

Mais «depuis 5 ans, le taux d'apparition de courts-circuits par rapport au foudroiement des ouvrages est de l'ordre de 1%, ce qui illustre la bonne protection des ouvrages contre la foudre», indique RTE. En première défense, les lignes à haute tension et à très haute tension sont doublées par des câbles de garde, qui agissent comme des paratonnerres.

Lorsqu’ils ne suffisent pas, toute ligne fonctionne comme un disjoncteur, coupant automatiquement lorsqu’elle est foudroyée pour reprendre immédiatement après. Dans 80% des 9.351 incidents survenus en 2013, le temps de coupure a ainsi été inférieur à 400 ms, et toujours inférieur à 1 seconde, selon le rapport annuel de RTE.

Quant aux impacts sur les êtres vivants, difficile de les prévoir. Interrogé à ce sujet, Météorage évoque une moyenne annuelle de 15 morts, et de plus de 10.000 animaux domestiques, en particulier des bovins, ovins et caprins.



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