Réchauffement: les impacts se précisent

Le 13 septembre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
La toundra devrait manquer d'eau.
La toundra devrait manquer d'eau.
DR

A Cancun, en 2010, la communauté internationale s’est, pour une fois, mise d’accord. D’accord pour agir afin que la température moyenne globale, en 2100, n’excède pas de 2°C celle qui régnait en 1750. Or les tendances actuelles d’émission de gaz à effet de serre nous mènent vers un réchauffement de 3,5°C d’ici la fin du siècle. Avec des conséquences importantes, sur l’eau et les écosystèmes.

C’est à ces deux dernières thématiques qu’une équipe internationale s’est intéressée. Menés par Dieter Gerten (institut de Postdam pour la recherche sur les impacts climatiques, PIK), 10 chercheurs ont évalué les effets du réchauffement sur l’accès à l’eau et sur les biomes.

En se basant sur 192 scénarios, les climatologues ont modélisé les conséquences d’un réchauffement de 2°C, 3,5°C et 5°C. Les résultats de leurs travaux –publiés par Environmental Research Letters- sont inquiétants. En prenant pour base, les chiffres de 2000 (6 milliards d’habitants dont 1,2 milliard n’avaient qu’un accès partiel à l’eau), et en ne tenant compte que des conséquences physiques de l’élévation des températures, les chercheurs estiment que 11% de la population mondiale «souffrira» de la soif à la fin du siècle[1], quelle que soit la montée du thermomètre.

La moitié de la population mondiale affectée

Sans surprise, les populations les plus affectées se situeront en Australie (50% de la population affectée), en Asie (un quart de la population) et en Amérique du Sud (un quart de la population). En prenant en compte les prévisions de croissance démographique des scénarios climatiques B1 et A2R, les prévisions sont plus sombres: entre le tiers et 43% de la population mondiale pourraient devoir se serrer la gourde.

Si nous réussissons à maîtriser rapidement nos émissions (et à stabiliser le réchauffement à 2°C), «seules» les régions arctiques et semi-arides, soit 11% des terres, subiront une forte diminution des précipitations. Cette sécheresse annoncée pourrait menacer 1% des espèces de plantes vasculaires. Un fort réchauffement (5°C) aurait, en revanche, des conséquences sur 68 des 90 biomes recensés sur la planète, lesquels abritent les trois quarts des espèces de plantes vasculaires.



[1] Ces populations disposent de moins d’un millier de mètre cube d’eau par an et par personne.

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus