Recharge tardive des nappes phréatiques

Le 16 juillet 2012 par Geneviève De Lacour
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Les pluies printannières ne rattraperont pas le déficit de ces deux derniers hivers
Les pluies printannières ne rattraperont pas le déficit de ces deux derniers hivers

Les pluies abondantes du printemps ont permis de recharger les nappes phréatiques, plus tardivement que lors des années normales, a annoncé aujourd’hui 16 juillet le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).

La moitié des réservoirs (48%) affichent en effet un niveau normal à supérieur à la normale, notamment pour une grande partie du quart sud-est et de l'est de la France, note le BRGM.

En ce début d'été, la situation des nappes phréatiques a été qualifiée d'assez favorable d'autant que cela n'était pas garanti à la fin de l'hiver.

Les fortes précipitations dès le début de juin se sont traduites par des quantités d'eau recueillies en moyenne sur la France supérieures à la normale mensuelle, selon le bulletin de juillet du BRGM. «Cette situation augure de passer la période estivale de manière sereine», précise le bulletin. Mais cette recharge de printemps, assez exceptionnelle, ne compense pas le déficit hivernal enregistré ces deux dernières années.

Concernant l'évolution de la situation des nappes, le bulletin note qu'au 1er juillet la tendance est désormais à la baisse pour la moitié d'entre elles (53%), alors qu'un tiers (29%) reste stable et que seule une minorité des niveaux observés est encore tournée à la hausse (17%) à la faveur des précipitations récentes. «Avec ces fortes précipitations récentes, on a retrouvé des niveaux intéressants, mais dorénavant les aquifères sont à la baisse, ce qui est normal en cette saison», explique Laurence Gourcy, hydrogéologue au BRGM.  Normalement, les mois de mai et juin ne sont pas des mois de recharge. Mais les faibles températures relevées ont limité l’évaporation, ensuite la pluie a été régulière ce qui a permis une bonne pénétration de l’eau dans un sol saturé, complète l’hydrogéologue.

Entre les différents aquifères du pays, on relève pourtant de fortes disparités régionales. Si en Lorraine, Alsace, Languedoc-Roussillon, Poitou-Charentes et Provence-Alpes-Côte-D’azur le niveau des réservoirs aquifères est normal, en revanche dans le sud-ouest du bassin Parisien et certains secteurs du bassin Aquitain la situation reste déficitaire.

Parmi les bassins en situation déficitaire, la nappe de la craie de Touraine, où la situation s'améliore cependant un peu, et celles de la Garonne dont les stocks restent médiocres et qui ne seront probablement plus rechargées pour cette année hydrologique.


 



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