Reach: vers un renforcement de la toxicologie en France

Le 30 septembre 2009 par Sabine Casalonga
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Les experts du CNRS, de l’Ineris (1) et de l'Apesa (2) ont remis jeudi 24 septembre leurs conclusions en vue de développer la recherche en toxicologie et éco-toxicologie en France, dans la perspective de répondre aux enjeux de Reach.

Ce rapport (3) répond à une demande des pouvoirs publics suite à l’instauration du règlement européen Reach en 2007. Les principales conclusions de leurs travaux menés depuis deux ans ont été présentées par Robert Barouki, expert en toxicologie à l’Inserm, lors d’une conférence de presse organisée hier 29 septembre par l’Ineris.

Ils préconisent à l’Agence national de la recherche (ANR) de pérenniser son appel à projet sur la pollution de l’environnement et l’interface santé environnement (10 millions d’euros sur 3 ans actuellement), mais aussi de lancer des appels ciblés sur des polluants chimiques émergents (perturbateurs endocriniens, retardateurs de flamme, etc.) ou sur des thématiques peu développées pour un budget similaire de 10 millions €. Les experts proposent également de soutenir l’interdisciplinarité, de favoriser le transfert et la validation de nouvelles méthodes, et enfin de soutenir les projets bilatéraux, notamment avec l’Allemagne.

«De nombreux rapports ont conclu à la nécessité de renforcer les moyens financiers et humains en toxicologie», rappelle Vincent Laflèche, directeur de l’Ineris. La mise en place du pôle national en toxicologie et éco-toxicologie en janvier (4), et sa dotation de 5 millions € pour 3 ans, ont représenté un premier pas. Le besoin de chercheurs en toxicologie a été estimé entre 300 et 400 pour les 5 prochaines années.

Plusieurs projets de recherche à l’Ineris ont pour objet de développer des méthodes alternatives aux tests sur l’animal (tests in vitro, in silico). A l’échelle mondiale, un millier de tests alternatifs sont actuellement validés scientifiquement, mais moins d’une centaine auraient été validés par les autorités réglementaires, le franchissement de cet obstacle représentant tout l’enjeu aujourd’hui. D’autres tests plus complexes (toxicité sur la reproduction ou l’immunité par exemple), nécessiteront toutefois des recherches plus longues et ne pourraient pas voir le jour avant plusieurs années.

(1) Institut national de l'environnement industriel et des risques
(2) Centre technologique en environnement et maîtrise des risques
(3) Rapport des travaux menés en 2008 et 2009 dans le cadre de l’expertise collective du CNRS et de l’atelier de réflexion prospective de l’ANR sur Reach
(4) Dans le JDLE «Création du pôle national en toxicologie et éco-toxicologie»



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