Reach renforce l’information entre les entreprises

Le 22 février 2007 par Laurent Richard et Claire Avignon
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Après la santé au travail dans Reach, le JDLE aborde cette semaine les informations qui doivent être transmises tout au long de la chaîne d’approvisionnement (dossier à télécharger). Encore plus que l’enregistrement ou l’autorisation, les nouvelles règles de communication sur les propriétés et les risques liés aux substances chimiques concerneront directement l’ensemble de l’industrie.

«Une meilleure communication des risques pour une meilleure maîtrise des risques», résume Catherine Lequime, responsable du management des produits de l'Union des industries chimiques (UIC). C'est ce que le règlement Reach (1) veut imposer aux fabricants et utilisateurs de produits chimiques. Déjà, quelques précurseurs contactent leurs fournisseurs pour connaître le prochain mode d'organisation. Mais lorsque le règlement sera entré en vigueur, à partir du 1er juin 2007, le nombre d'appels téléphoniques, de courriels et d'envois d'informations diverses devrait exploser.

«Nous préparons la façon dont nous allons solliciter nos clients. Nous aurons besoin de beaucoup d'informations, explique ainsi Jean Morch, directeur environnement d'Arkema. Dans certains cas, nous avons déjà les informations mais il nous faut désormais être exhaustif».

Mais les fabricants de substances ne seront pas seuls concernés. «Pour des chaînes d'approvisionnement courtes, avec peu d'intermédiaires et d'utilisations, les fabricants connaissent toutes les utilisations, indique Catherine Lequime. Dans d'autres cas, la chaîne est tellement longue et importante qu'il sera plus pertinent de faire circuler l'information au sein d'un consortium pour une utilisation donnée».

Désormais, les utilisateurs en aval auront ainsi un rôle prépondérant: ils devront s'assurer de la couverture des utilisations des substances que n'auront pas prévues leurs fournisseurs.

Quant aux consommateurs finals, ils n'ont pas été oubliés et ils pourront demander, directement aux fournisseurs, des informations sur l'utilisation sécurisée de certains produits chimiques.

Malgré tous ces bouleversements, l'industrie ne part pas de zéro, puisqu'elle s'appuiera sur les fiches de données de sécurité (FDS), un outil déjà bien connu des entreprises, même s'il n'est pas toujours maîtrisé.



(1) Enregistrement, évaluation et autorisation des substances chimiques




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