Reach: des bénéfices sous-estimés

Le 19 octobre 2005 par Claire Avignon
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Un rapport commandité par la Confédération européenne des syndicats évalue l'impact de la directive Reach pour les 200 millions de travailleurs de l'Union européenne.

Quatre chercheurs de l'université de Sheffield (Royaume-Uni) viennent de montrer que 50.000 cas de maladies respiratoires professionnelles et 40.000 maladies de la peau pourraient être évités chaque année grâce à l'application du projet de directive Reach (Registration, evaluation, autorisation of chemicals). L'économie réalisée pourrait atteindre entre 0,66 et 6,2 milliards d'euros sur une période de 10 ans, et entre 21,2 et 160,7 milliards d'euros sur les 30 prochaines années, c'est-à-dire lorsque la directive aura pleinement été déployée. Ainsi, alors que les économies liées à l'asthme ne devraient être en moyenne que de 1,1 milliard d'euros d'ici 10 ans, elles devraient être de 45 milliards d'euros d'ici une trentaine d'années. Quant aux maladies de la peau, les économies passeraient de 2 milliards à 36 milliards d'euros, et les broncho-pneumopathies chroniques obstructives (BPCO), de 255 millions à 10 milliards d'euros. Selon les chercheurs britanniques, ces résultats sont «en ligne avec les différentes études de l'Union européenne suggérant que le coût des maladies professionnelles est équivalent à 3 à 5% du produit intérieur brut (PIB).»

Toutefois, ces résultats s'avèrent bien supérieurs à ceux des études précédentes qui ont évalué les bénéfices liés à la santé au travail entre 18 à 35 milliards d'euros sur 30 ans. Il s'agit du rapport «Evaluation de l'impact de la nouvelle politique des produits chimiques sur la santé au travail» menée par Risk & policy analysts limited (RPA) et d'études similaires réalisées par le gouvernement danois. Selon Simon Pickvance, principal auteur de l'étude, environ 30% des employés ne sont pas pris en compte dans ces études. De plus, un pourcentage certain de maladies ne seraient pas considérées comme des maladies professionnelles, alors même qu'elles en font partie.

Selon le rapporteur de la commission de l'environnement du Parlement européen, Guido Sacconi, «cette étude importante vient rappeler de manière salutaire que si Reach va avoir un coût, des bénéfices sont aussi attendus en termes de santé humaine, particulièrement celle des travailleurs, et que c'est l'un des objectifs clés de la réforme.»




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