Rayonnements ionisants: une baisse d’exposition en 2017

Le 27 septembre 2018 par Romain Loury
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Les travailleurs du nucléaire les plus exposés
Les travailleurs du nucléaire les plus exposés
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L’exposition professionnelle aux rayonnements ionisants a diminué de 20% en France en 2017 par rapport à 2016, révèle le bilan annuel publié mercredi 26 septembre par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Une évolution en partie liée au moindre volume de travaux de maintenance dans le secteur nucléaire.

Comme chaque année, l’IRSN rend publics les résultats d’exposition dans les secteurs professionnels concernés, à savoir la défense, le médical/vétérinaire (imagerie médicale), l’industrie nucléaire ou non, la recherche, ainsi que pour les travailleurs exposés à la radioactivité naturelle (rayonnements cosmiques pour le personnel navigant, radon dans le bâtiment).

Moins de travaux de maintenance

Point saillant de ce nouveau bilan, dont les précédentes éditions diffèrent peu, la dose collective, à savoir la somme des doses individuelles pour l’ensemble des 360.694 professionnels concernés, a diminué d’environ 20% entre 2016 et 2017, passant de 66,7 hommes sieverts (h.Sv) à 53,5 h.Sv.

Cette évolution s’explique en grande partie par le moindre volume de travaux de maintenance dans le secteur nucléaire en 2017 par rapport à 2016, explique l’IRSN. Or les secteurs des réacteurs de production d’énergie et de la logistique et maintenance nucléaires «contribuent à 80 % de la dose collective» reçue dans le nucléaire.

Changement de méthodologie

Cette diminution serait aussi liée à un changement de méthodologie dans l’estimation des doses individuelles: courant 2017, plusieurs laboratoires de dosimétrie ont adopté une technique de calcul «qui évite de sous-estimer le bruit de fond lorsque le dosimètre témoin [dont le résultat est soustrait au dosimètre d’exposition, ndlr] n’est pas retourné par l’employeur avec les dosimètres individuels», ajoute l’institut.

Sans surprise, c’est dans le domaine nucléaire que les doses individuelles sont les plus élevées, de 1,28 milliSievert (en baisse de 10% en 2017), suivie par l’industrie non nucléaire (0,89 mSv, en baisse de 20%). Elle est de 0,29 mSv dans le domaine médical/vétérinaire, de 0,21 mSv dans le recherche, valeurs stables.

Les robinetiers du nucléaire les plus exposés

Ces chiffres peuvent toutefois cacher de grandes disparités, notamment dans le domaine nucléaire. L’IRSN évoque ainsi le cas des prestataires du nucléaire, qui «représentent un tiers des effectifs du domaine nucléaire mais reçoivent plus des deux tiers de la dose collective totale enregistrée dans ce domaine», avec une dose individuelle moyenne de 1,68 mSv contre 1,28 mSv en moyenne dans le secteur.

Les robinetiers, qui ont la charge des robinets en place sur les circuits des centrales, sont les plus exposés: leur dose individuelle moyenne s’élève à 3,2 mSv par an. La limite annuelle est fixée à 20 mSv: elle n’a été dépassée que par deux personnes en 2017, l’un dans le secteur médical/vétérinaire, l’autre dans le secteur industriel non nucléaire.



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