Rationnaliser les opérations d’aménagement

Le 03 décembre 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Laurent Rouveau : "Nous aidons les aménageurs à se poser les bonnes questions".
Laurent Rouveau : "Nous aidons les aménageurs à se poser les bonnes questions".
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Le BRGM développe de nouvelles compétences pour aider les collectivités à rationaliser leurs opérations d’aménagement.

La gestion des sites pollués, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) connaît. Voilà 20 ans que l’établissement public réalise des inventaires de sites potentiellement pollués. Ingrat, ce dépouillement des archives départementales alimente Basias, une base de données, mise en ligne, où sont recensés 300.000 sites potentiellement pollués dans (presque) tout l’Hexagone et les DOM-COM.

cartographier les friches futures

Répondant à l’injonction gouvernementale d’optimiser la gestion du territoire (comprendre: réutiliser les terres un peu abîmées plutôt qu’étendre le territoire des villes, ce que formalise la loi Alur du 24 mars 2014), le BRGM propose désormais de nouvelles prestations aux aménageurs, aux collectivités et aux entreprises du BTP. A l’issue du projet de recherche européen Hombre, l’institution orléanaise a développé un logiciel prototype de gestion anticipée de l’émergence de friches urbaines. «En intégrant de nombreux paramètres, comme l’état de bâtiments ou des infrastructures, mais aussi des thématiques environnementales et sociales, on peut cartographier, sur un territoire donné, les zones susceptibles de devenir, en quelques années, des friches urbaines», souligne Laurent Rouveau, responsable de l’unité Sites, sols et sédiments pollués du BRGM.

Se poser les bonnes questions

Il y a quelques semaines, l’établissement public d’aménagement Euroméditerranée a mandaté le BRGM pour une mission d’assistance technique concernant ses opérations de rénovation urbaine. «Nous aidons les aménageurs à se poser les bonnes questions, à hiérarchiser les besoins concernant les sites potentiellement pollués, la gestion des terres excavées, leur éventuelle réutilisation. En intervenant très en amont des projets, nous pouvons proposer des schémas de gestion qui réduiront tout à la fois la consommation de matière noble, les besoins de transport de matériaux et de mise en décharge», explique Laurent Rouveau. A Marseille, il s’agira, par exemple, d’élaborer des solutions pour la valorisation et le traitement de 2 millions de mètres cubes de déblais.

Bourse des déblais

De tels chantiers génèrent des flux considérables de transport. Flux qu’il convient de maîtriser. Dans ce but, l’outil Terrass, mis en ligne début 2014, vise à tracer les mouvements de terres en délimitant la responsabilité de chacun: producteurs de déblais ayant un statut de déchets, aménageurs et transporteurs. «Nous l’avons couplé à une bourse d’échange locale pour mettre ces acteurs en relation afin que ceux qui ont besoin de remblais puissent utiliser les déblais produits par d’autres», poursuit Laurent Rouveau.

 



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