Rappel sur la sécurité des grues

Le 05 novembre 2004 par Loïc Chauveau
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La Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) vient d’éditer de nouvelles recommandations sur l’installation et l’usage des grues de chantier. Si le vent reste le risque principal, le non respect des systèmes de sécurité reste une cause importante d’accident.

Le 20 octobre dernier, une fillette de douze ans a été tuée par la chute d'une grue en cours de démontage. Le conducteur de l'engin de levage a reconnu lors de sa garde à vue avoir neutralisé le système de sécurité de l'engin afin d'éviter un câble. Destinées à préserver les équilibres de charge, les sécurités contraignent les mouvements de flèches. Le conducteur voulait gagner un peu de souplesse dans sa manoeuvre, a-t-il expliqué aux enquêteurs. Il a été mis en examen pour «homicide involontaire par violation manifestement délibérée d'une obligation particulière de sécurité et non respect des mesures relatives à la sécurité et aux conditions de travail.»



Pour la profession, ce type d'accident reste très rare: «Les constructeurs multiplient les systèmes de sécurité, rappelle Auguste Gagne, ingénieur à l'organisme professionnel de prévention du bâtiment et travaux publics (OPPBTP). Avec un matériel conforme aux réglementations techniques utilisé dans le respect des normes du constructeur, il n'y a plus de risques. Le principal ennemi, c'est le vent.» Limiteurs de charge, limiteurs de course, anémomètres, alarmes en cas de risque de renversement: les grues sont désormais bardées de capteurs informatiques qui encadrent leur utilisation.

La CNAMTS publie fort opportunément de nouvelles recommandations sur l'utilisation des grues disponibles sur le site de l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS). Elle rappelle notamment les règles à respecter en matière d'utilisation de ces engins. Ainsi, les monteurs doivent tenir compte des conditions météorologiques particulières de la région en général et du chantier en particulier, envisager les effets de l'avancée de la construction sur la circulation de l'air et s'informer auprès de la station météo la plus proche de la manière dont le vent souffle localement. En règle générale, les spécialistes du bâtiments trouvent très judicieux de contracter un abonnement météo donnant de bulletins réguliers.

Les nouveaux engins comportent désormais des anémomètres reliés à une alarme. Deux techniques sont recommandées: l'anémomètre statique qui utilise une technique à ultrasons et l'anémomètre à hélices qui s'appuie sur le captage d'impulsions. Une force de vent de 50 kilomètres par heure déclenche une alarme orange impliquant une réduction de l'activité de la grue et des charges transportées. L'alarme rouge se déclenche avec des vents de 72 km/h. Toute activité doit être arrêtée et la grue est mise en position "girouette", c'est-à-dire qu'elle garde un degré de battant lui permettant d'amortir les poussées des rafales. La CNAMTS demande par ailleurs que les règles de fonctionnement entre grutiers et chefs de chantier soient clairement établies sur la décision d'arrêt et de mise en girouette, d'arrimage de la grue ou de reprise du travail.




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