Radon: 1.100 décès par an au Royaume-Uni

Le 08 janvier 2009 par Sabine Casalonga
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Près de 1.100 décès par cancer du poumon chaque année au Royaume-Uni seraient liés à une exposition au radon dans les logements, révèle une étude britannique publiée mardi 6 janvier dans le British Medical Journal.

Le radon, un gaz issu de la dégradation de l’uranium naturel du sol, présent en quantité variable selon les régions, pénètre dans les logements via les fissures et les trous dans les fondations. Il augmente le risque de cancer du poumon en particulier chez les fumeurs.

Alastair Gray, professeur en économie de la santé à l’université d’Oxford et ses collègues, ont montré que 3,3% des décès nationaux par cancer du poumon (1.100 cas) étaient liés à une exposition au radon. Parmi ces 1.100 cas, plus de 95% résultent d’une exposition inférieure à 200 Bq/m3, la plupart étant causés par l’exposition conjointe au radon et au tabac. D’après les chercheurs, les politiques actuelles au Royaume-Uni ciblant les logements concernés par des niveaux élevés en radon, supérieurs à 200 becquerels par mètre cube (Bq/m3), ne seraient donc pas efficaces.

Selon eux, la mise en place de mesures visant à prévenir la présence de radon dans l’ensemble des nouveaux logements, en complément des campagnes de lutte contre le tabac, se révèlerait plus rentable que les politiques actuelles, au Royaume-Uni, mais aussi dans la majorité des pays développés.

(1) «Lung cancer deaths from indoor radon and the cost effectiveness and potential of policies to reduce them», Alastair Gray et al., British Medical Journal, vol. 338 (6 janvier 2009)


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