Radiofréquences: une nouvelle étude accablante

Le 08 janvier 2013 par Marine Jobert
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Dans la bataille scientifique féroce qui se joue autour des radiofréquences et de leurs impacts sur la santé humaine, un nouvel épisode vient de s’écrire, avec la publication des 1.500 pages du rapport «BioInitiative 2012». Mille-huit-cent études ont été passées en revue par une trentaine de chercheurs internationaux, qui dressent des constats très inquiets sur les conséquences sanitaires de l’exposition de plusieurs milliards d’humains aux téléphones portables, sans-fil, babyphones et autre réseau wifi. «Les futurs parents, les jeunes enfants et les femmes enceintes sont exposés à un risque particulier», note l’étude, car les radiofréquences «peuvent altérer le développement cérébral (du) fœtus. Ceci a été démontré dans deux groupes d'études sur les animaux et les humains, concernant l'hyperactivité, les problèmes d'apprentissage et de comportement». L’inquiétude est également forte quant aux conséquences pour la fertilité masculine: «Un téléphone dans la poche ou à la ceinture nuit à la qualité spermatique, entraîne une malformation des spermatozoïdes, et provoque un abaissement de la fertilité masculine. Les ordinateurs avec connexion internet en wifi provoquent une altération de l'ADN des spermatozoïdes», indique un communiqué relayé par l’association Robin des toits. Enfin, les scientifiques -qui ont signé des articles indépendants les uns des autres et qui n’ont pas collégialement validé l’étude, comme les standards en la matière le recommandent- plaident pour que les ondes soient classées comme cancérigènes. «Les études montrent qu'il existe un risque accru avéré de développer un gliome (tumeur cérébrale maligne)», indique Lennart Hardell, docteur à l'université d'Orebro (Suède), cité par Robin des toits. Les ondes électromagnétiques pourraient également être impliquées dans le développement de l’autisme, selon eux.

L’Autorité sanitaire (Anses) a refusé de commenter ce corpus, qui fait suite à un premier «rapport BioInitiative» paru en 2007 et qui sériait déjà quantité de risques des ondes pour la santé. L’Afsett –future Anses- a publié à ce sujet en 2009 un avis très critique: «Les différents chapitres du rapport sont de rédaction et de qualité inégales. Certains articles ne présentent pas les données scientifiques disponibles de manière équilibrée, n’analysent pas la qualité des articles cités ou reflètent les opinions ou convictions personnelles de leurs auteurs». Les avis d’institutions publiques européennes cités par l’Afsett n’étaient pas plus tendres. «Le rapport BioInitiative apporte une série d’opinions qui ne sont pas cohérentes avec le consensus scientifique, et ne produit pas une analyse suffisamment rigoureuse pour soulever des doutes sur le consensus scientifique.»
 

Le consensus scientifique est pourtant loin d’être atteint (JDLE), et les initiatives locales et les décisions judiciaires (JDLE) se multiplient. Le 31 janvier prochain, le groupe écologiste à l’Assemblée nationale défendra une proposition de loi visant à réduire les risques liés aux ondes électromagnétiques. 



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