Radiofréquences: faibles émissions pour les compteurs d’eau ‘communicants’

Le 13 décembre 2016 par Marine Jobert
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Le dispositif de mesures de l'ANR.
Le dispositif de mesures de l'ANR.

L’Agence nationale des radiofréquences (ANFR) a mesuré les champs électromagnétiques créés par l’un des 1,7 million de compteurs d’eau installés en France, qui communiquent à distance les données de consommation. Emissions faibles et très brèves, conclut-elle.

A la différence de Linky (électricité) ou de Gazpard (gaz), il n’a pas (encore) de nom, mais le compteur d’eau qui transmet à distance les données de consommation est déjà bien présent, puisque 1,7 million ont déjà été installés. Dans le cadre de l’évaluation qu’elle mène sur l’exposition aux champs électromagnétiques créés par les compteurs communicants, l’ANFR s’est penchée sur ceux installés par Suez. Elle vient de publier un rapport, qui fait suite à plusieurs rapports de mesure consacrés à Linky.

Téléphonie mobile dans la boucle

Comment ça marche? Ce dispositif de ‘télé-relève’ intègre un émetteur radio de faible puissance fonctionnant sur la fréquence 169 MHz, installé sur le compteur du client. Il transmet les données de consommation d’eau à un relais (dit concentrateur) généralement installé sur des points hauts, qui stocke ces données et les retransmet à un centre de gestion des données à l’aide d’une carte SIM, via un réseau d’opérateur mobile.

En-deçà des valeurs-limites

Installées dans la buanderie (à proximité du compteur) et dans le salon (à environ 4 mètres du compteur), les sondes ont mesuré les champs électriques pendant 48 heures. Le compteur est réglé pour transmettre 4 fois par jour vers midi, 18 h, minuit et 6 h, par de brèves impulsions de 120 millisecondes (ms). Résultat, «les niveaux mesurés sont très faibles comparés à la valeur-limite réglementaire, qui est de 28 volts/minute (V/m) à la fréquence d’émission du compteur [169 MHz]», constate l’Agence. Dans la buanderie, les niveaux-crêtes sont autour de 1,2 V/m et ressortent autour de 0,3 V/m dans le salon. «Les résultats montrent que ces compteurs n’émettent que quelques secondes par jour et que les niveaux relevés lors de ces émissions sont faibles», conclut l’ANFR, qui n’a pas poussé ses investigations jusqu’aux transmissions des données entre le relais et le centre de gestion (par téléphonie mobile).

Pas de calcul du cumul d’exposition

Sur son site destiné aux ‘refusants’ des compteurs communicants, le conseiller municipal –et ex-administrateur du réseau Sortir du nucléaire- Stéphane Lhomme rappelle que chaque logement pourrait à terme être équipé de trois compteurs ‘communicants’ (qui n’utilisent toutefois pas la même technologie), auxquels s’ajoutent d’autres équipements (répéteurs, répartiteurs, concentrateurs). Et que la situation serait démultipliée dans les habitats collectifs, puisque «dans une entrée d'immeuble de 15 appartements, par exemple, le local technique peut de fait rassembler 45 compteurs communicants, et ce à proximité immédiate de certains appartements». De quoi guider de prochaines expertises vers un cumul des expositions, au lieu d’envisager les émissions de chaque compteur séparément? Contactée, l’ANFR n’a pas donné suité à nos appels.

 



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