Quoi de neuf du côté de la téléphonie mobile ?

Le 19 mai 2011 par Geneviève De Lacour
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Alors que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a annoncé la prochaine mise en place, le 15 juin, du comité de dialogue Radiofréquence et santé, dont le rôle sera d’éclairer l’Agence sur les attentes de la société dans ce domaine, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) va se réunir à Lyon du 24 au 31 mai pour faire le point sur les connaissances scientifiques existantes en matière de risques liés à la téléphonie mobile.
 
L’Anses a annoncé le 17 mai la mise en place d’un groupe de travail permanent Radiofréquences et santé, composé d’une douzaine d’experts scientifiques chargés de suivre en temps réel les publications scientifiques sur la téléphonie mobile et de réactualiser si nécessaire l’étude Interphone. En parallèle, elle crée un programme de recherche Radiofréquences et santé, doté de 2 millions d’euros par an et piloté par un conseil scientifique qui lancera un appel à projets de recherche annuel.
 
Enfin, elle lance le comité de dialogue, qui verra le jour le mois prochain et qui complète le reste du dispositif. Il réunira les associations, les opérateurs et les constructeurs, mais aussi les collectivités et les syndicats. Ce comité a pour mission d’éclairer l’Agence sur les attentes de la société. Il se réunira deux à quatre fois par an et sa première réunion aura lieu le 15 juin. Suite à un appel public à manifestation d’intérêt, une vingtaine de candidatures ont été enregistrées pour participer au comité. Selon l’Anses, il sera présidé par Georges Mercadal, ancien vice-président de la Commission nationale du débat public.
 
De son côté, dans un communiqué de presse daté du 17 mai, Michèle Rivasi, députée d’Europe Ecologie-les Verts, souhaite alerter sur le fait qu’une partie de l’étude Interphone n’a toujours pas été publiée. Des résultats partiels avaient été publiés en 2010, sur le risque de gliomes (tumeurs du cerveau). Mais «les conclusions Interphone touchant aux risques de cancers du nerf de l'oreille (neurinome de l’acoustique) ou les tumeurs de la glande parotide (mis en évidence dans une étude Interphone israélienne) n'ont pas encore été publiées
 
Et Michèle Rivasi d'ajouter : «Cette omerta est d'autant plus inacceptable que le Circ se réunit la semaine prochaine, à Lyon, pour évaluer le risque cancérigène du téléphone mobile. Comment ces données pourront-elles être prises en compte si elles ne sont pas rendues publiques
L’eurodéputée dénonce le blocage actuel du programme Interphone qui a été initié en 1999. Elle a signé une lettre ouverte réclamant la parution immédiate de l'ensemble des résultats d'Interphone.
 
Enfin, la fondatrice de la CRII-RAD évoque deux nouvelles études, chinoise et israélienne, parues en 2011 qui mettraient en évidence une augmentation du nombre de cancers des glandes salivaires en relation avec un usage important du téléphone mobile.


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