Qui veut les plumes du Grand Duc ?

Le 27 décembre 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les Britanniques n’ont décidément pas de chance avec leur faune sauvage. La semaine passée, le Journal de l’Environnement relatait la triste histoire d’une petite communauté de castors écossais qui risque de finir au zoo, faute d’avoir été réintroduite légalement. Cette fois, l’affaire se passe dans les arbres.

 

Dans son édition du 26 décembre, The Observer raconte que le monde des bird watchers anglais est à deux griffes de la guerre civile à cause des grands ducs. Inconnu jusqu’alors dans les forêts anglaises, Bubo bubo commence à faire souche. La faute en revient, très probablement, aux fauconniers qui utilisent de plus en plus les services du plus grand rapace nocturne d’Europe. Un oiseau de proie qui, de temps en temps, n’hésite pas à filer à l’anglaise.

 

Or, selon les ornithologues de la Royal Society for the Protection of Birds (RSPB), en plus de chasser des petits rongeurs, des lapins, des faisans, le grand duc n’hésite pas à mettre le busard Saint-Martin ( Cirrus cyaneus) à son menu. Problème, selon les comptages du RSPB, il resterait moins de 800 couples de ce petit rapace gris dans tout le Royaume. Sa protection passe donc par le « contrôle » des populations de grand duc.

 

« Rien n’indique que le grand duc pose des problèmes actuellement, reconnaît d’ailleurs Grahame Madge, de la puissante association anglaise, mais, à l’avenir, la présence d’un grand prédateur exogène pourrait en poser. »

 

Deux solutions sont proposées par les protecteurs du busard Saint-Martin : le tir sélectif de grands ducs ou leur capture.

 

De quoi faire pousser des cris d’orfraie aux membres du World Owl Trust (WOT) qui militent pour inscrire le grand duc dans l’annexe 1 de la directive Oiseaux. Ils rappellent aussi qu’une vingtaine de couples de grands ducs peuplent actuellement les forêts et les falaises anglaises. Une population insuffisante, à leurs yeux, pour menacer une autre espèce. Et pour bien se faire comprendre, le WOT confirme qu’il attaquera en justice toute décision ministérielle autorisant l’abattage du plus grand des hiboux.

 

Le ministre de l’environnement ne sait pas trop sur quelle serre danser. Il y a quelques jours, Richard Benyon a juste indiqué qu’il allait ouvrir une enquête pour déterminer les risques que fait peser le grand duc sur l’avifaune de sa majesté. Wait and see



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