Qui va payer les travaux du canal du Midi?

Le 22 juin 2012 par Stéphanie Senet
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Les abattages massifs doivent démarrer dès 2013
Les abattages massifs doivent démarrer dès 2013

Les opérations d’abattage et de replantation le long du canal du Midi, évaluées à environ 200 millions d’euros en 10 ans, ont pris du retard, faute de plan de financement définitif.

Pour relancer le débat, Alain Chatillon, sénateur-maire de Revel (Haute-Garonne, UMP) a présenté, le 21 juin, les conclusions de son rapport sur le financement des travaux du site classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Il propose un partage entre les agences de l’eau, l’Etat, les régions et les communes.

Ce rapport avait déjà été remis il y a trois mois au Premier ministre François Fillon et à la ministre de l’écologie Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM). Mais en pleine campagne présidentielle, il n’avait pas eu d’écho.

Alain Chatillon espère désormais une prise de position rapide de Delphine Batho, nouvelle ministre de l’écologie, dont les services expertisent actuellement le rapport.

Victimes du chancre coloré, les platanes du canal du Midi doivent être abattus au rythme de 4.000 arbres par an, pendant 10 ans. Entre Toulouse et Agde, on dénombre actuellement 42.000 platanes malades.

En novembre 2011, NKM avait proposé une répartition tripartite, entre l’Etat, les collectivités et un appel au mécénat. «Il ne faut pas se faire trop d'illusions sur le montant qui pourrait être procuré par le mécénat», affirme pour sa part le sénateur de Revel. Il estime aussi que «pour convaincre les collectivités, il faut à l'avenir qu’elles soient autour de la table dans la gestion du canal». L’élu préconise la création d’un Groupement d’intérêt public qui permettrait de compenser la faiblesse des moyens de Voies navigables de France (VNF).

Pour l’heure, l’établissement public a abattu 530 arbres, ce qui lui a coûté 2,8 millions d’euros. VNF lancera fin juin-début juillet une sensibilisation au mécénat sur son site internet.

La vice-présidente du conseil régional de Languedoc-Roussillon, en charge du tourisme, s’alarme «des retards pris face à l’urgence sanitaire». Agnès Jullian attend avec impatience le rapport de la commission supérieure des sites prescrivant la stratégie paysagère à mettre en œuvre. «Les collectivités se sont engagées sur un apport d’un tiers toutes ensemble, mais le mécénat, on ne le voit pas venir, il va falloir trouver quelque chose de nouveau», estime l’élue.



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