Querelle autour des recettes de purin d’ortie

Le 06 mai 2011 par Geneviève De Lacour
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«Tous les purins d’ortie commercialisés vont rester hors la loi», a déclaré à l’AFP le 5 mai dernier Jean-François Lyphout, président de l’Association pour la promotion des produits naturels peu préoccupants (Aspro). Selon lui, il est «matériellement impossible de produire du véritable purin d’ortie selon la recette» publiée en annexe de l’arrêté du 28 avril et qui doit être respectée pour pouvoir vendre la préparation.

«Fausse autorisation», dénonce l’association Aspro. La recette officielle prévoit une période de macération des feuilles d’ortie dans de l’eau de pluie pendant 3 à 4 jours à 18 degrés, alors que selon les écologistes, la macération pour obtenir une fermentation efficace prend plus de temps et nécessite des précautions particulières selon la température extérieure.

«C’est impossible d’en faire en 3 jours et à 18 degrés constants. Si on le met sur le gaz, il faudrait expliquer comment on tient une telle température pendant 3 jours et si on utilise des réchauffeurs cela devient industriel», fait remarquer le président de l’Aspro, qui a qualifié le produit officiellement autorisé de «piquette d’ortie complètement inefficace».

A propos de la longue liste d’exigences publiée en annexe de l’arrêté, l’écologiste a estimé que «l’idée derrière tout cela, c’est de nous discréditer et de remettre un interdit sur le purin d’ortie».

De plus, la mention obligatoire d’insecticide sur les flacons de purin d’ortie, mis en vente dorénavant, risque d’ouvrir la porte, selon lui, à des procès de consommateurs «si ça ne marche pas dans leurs jardins».

«On sait bien que le purin d’ortie n’est pas insecticide, au besoin peut-être insectifuge» qui éloigne les insectes et aide ainsi la plante à se défendre, a-t-il ajouté.
 
Aspro demande une modification du texte de l’arrêté pour que toutes les préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP, à base non seulement d’ortie mais aussi de prêle, consoude, argile ou petit lait notamment) soient acceptées. C’est déjà le cas en Allemagne, Autriche et Espagne où l’on parle de produits fortifiants.


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