Quelques outils pour réduire les déchets de chantier

Le 06 janvier 2012 par Stéphanie Senet
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L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) vient de publier une étude faisant le point sur la prévention des déchets du BTP, à l’heure où plusieurs initiatives intéressantes voient le jour à travers le monde.

 
Par «prévention», l’Ademe vise toutes les mesures qui tendent, en amont, à réduire la production de déchets d’un chantier, ainsi que la réutilisation ou le retraitement sur place de matériaux. Les actions mises en place hors site ne sont donc pas prises en compte.
 
Statistiquement, les déchets du BTP ont représenté 254 millions de tonnes en 2008, dont 32,8 Mt pour le bâtiment, selon l’enquête menée par le ministère de l’écologie.
 
En préambule, l’Agence note que la littérature en France est peu abondante sur la question. Les rares initiatives connues sont issues des concours mis en place par la Fédération nationale des travaux publics (FNTP) ou de France sans tranchée Technologies (FSTT), une association scientifique et technique qui fait la promotion des techniques sans tranchée pour les travaux des canalisations sur les réseaux enterrés.
 
On note toutefois, dans l’Hexagone, l’existence d’un site de mise en relation entre les professionnels du béton pour l’échange de matière (fonds de toupie). Autre expérience: une entreprise de travaux publics a réduit au maximum ses déchets de chantier en réutilisant, après traitement, les matériaux issus des déblais de tranchée dans les remblais. Enfin, une entreprise de peinture a réduit la consommation annuelle de White spirit de 50 litres par employé à moins de 3 l en substituant les peintures contenant des produits dangereux (glycéro) ou des composés organiques volatiles (acryliques) par des produits minéraux ou naturels, dont la durée de vie est de surcroît plus longue que les autres peintures.
 
Selon l’Ademe, le Royaume-Uni est en avance sur la question, grâce à la capitalisation d’informations effectuée par le Waste and Ressources Action Program (Wrap). A titre d’exemples, des entreprises de bâtiment ont réduit leurs déchets en utilisant des ossatures en bois, en réalisant des dalles de béton par post-tension, en limitant les couches de revêtement de plafond, en optimisant la logistique sur trois chantiers, ou en utilisant un outil d’évaluation des gisements (Smartwaste). Le Québec montre quant à lui l’exemple en faveur d’une réutilisation croissante des matériaux grâce à son portail favorisant la récupération entre professionnels (1).
 
L’étude se conclut sur plusieurs recommandations à l’usage des acteurs de la prévention des déchets du BTP français, c’est-à-dire les entreprises, maîtres d’œuvre et d’ouvrage, fédérations professionnelles, fabricants de produits de construction et architectes. Parmi elles, on note –outre les traditionnels réemplois et réutilisations sur site- une meilleure logistique des flux de matières, l’accent sur la pré-fabrication comme levier important de la prévention, le recours à des méthodes de standardisation ou de flexibilité, et la réduction des déblais et remblais.
 
 
(1) http://www.voirvert.ca/outils/carrefour3rv


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