Quelle sera l’énergie du futur issue des déchets ?

Le 24 mars 2009 par Sonia Pignet
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Dans le cadre d’une journée technique organisée par l’Ordif, l’Observatoire régional des déchets d’Ile-de-France, des industriels du secteur ont présenté leurs nouvelles pistes de valorisation énergétique des déchets.

Urbaser, et sa filiale Valorga, a ainsi évoqué ses recherches sur la production d’hydrogène à partir de méthane. Spécialiste de la méthanisation, le groupe espagnol devrait également fournir bientôt en méthane carburant les bus de Madrid, à partir de biogaz issu du traitement des déchets ménagers de la ville. Bertrand Hyllaire, directeur commercial de Valorga, a indiqué que les technologies de méthanisation ainsi que l’évolution de la qualité des déchets, rendait ce mode de traitement des déchets beaucoup plus performant qu’en 1970, où quelques expériences avaient déjà été menées. Les unités du groupe fonctionnent sans passer par la collecte sélective préalable des biodéchets, ceux-ci étant séparés mécaniquement des fractions recyclables et incinérables sur un même lieu. Pour améliorer l’efficacité du traitement, il a cependant déclaré qu’il était nécessaire de trouver de nouveaux débouchés pour le compost et de valoriser le biogaz de la façon la plus pertinente possible en plaçant au mieux les unités de méthanisation, par exemple à proximité d’industries susceptibles d’utiliser l’énergie produite.

Veolia Propreté a également présenté ses recherches sur le biométhane carburant, avec un pilote réalisé en Seine-et-Marne et dont la production devrait démarrer en septembre 2009. Le groupe est d’ailleurs en train de tester une nouvelle technologie dans le Val d’Oise pour améliorer la récupération du biogaz des décharges, grâce à l’automatisation du contrôle des têtes de puits. Du côté des huiles alimentaires usagées (HAU), Veolia construit une usine à Limay (78) pour transformer ces déchets en biodiésel. D’une capacité de production annuelle de 60.000 tonnes, elle devrait produire 20.000 t la première année (démarrage au cours de l’année 2009). Si l’approvisionnement en HAU est insuffisant, il n’est pas exclu qu’elle soit également alimentée par des huiles non usagées.

Enfin, Jean-Marie Rebillat, du Groupe Tiru a rappelé qu’il fallait être prudent pour éviter les fausses bonnes idées. Et de citer les échecs de la pyrolyse et de la thermolyse, ou encore le manque de preuve de l’efficacité technique et économique de la gazéification.


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