Quel avenir pour la Petite ceinture parisienne?

Le 12 février 2013 par Stéphanie Senet
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Mise en service en 1852, la Petite Ceinture permettait de transporter voyageurs et marchandises
Mise en service en 1852, la Petite Ceinture permettait de transporter voyageurs et marchandises

Que va devenir la Petite ceinture parisienne et ses 32 kilomètres de voies ferrées abandonnées? La municipalité, propriétaire de cet espace avec Réseau ferré de France (RFF), est en train d’imaginer son destin. Une réunion publique de synthèse des débats est prévue le 14 février, alors que la nouvelle convention entre la ville et RFF doit être signée d’ici l’été prochain.

Un rapport publié en novembre 2012 par l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur) à la demande de la ville propose un découpage de l’espace en trois tronçons: une ligne ferroviaire au nord et à l’ouest, une ligne de tramway à l’est et une promenade paysagère limitée au sud.

Ce projet inquiète le groupe Europe Ecologie-les Verts au Conseil de Paris. «Il ne faut pas couper la Petite ceinture en morceaux, cela mettrait en péril son potentiel», a affirmé Yves Contassot. Les élus ont déploré, le 11 février, une concertation réduite et de potentielles autorisations de construction dans un espace qui pourrait être dédié à la biodiversité. «La Petite ceinture mérite mieux que le processus de concertation expéditif que la mairie de Paris vient de lancer et dont elle semble déjà connaître les conclusions, si l’on en croît les déclarations de la première adjointe Anne Hidalgo», précise un communiqué.

Pour les élus municipaux, le débat qui s’ouvre doit réellement associer les Parisiens, s’orienter vers la protection et la valorisation de la biodiversité et aider la ville à renforcer ses capacités d’adaptation aux bouleversements climatiques.

Il faut noter que la Petite ceinture accueille plus de 460 espèces végétales dont certaines remarquables (comme la chondrille à tige de jonc, l’orobranche du trèfle ou la renoncule à petites fleurs), ainsi que plus de 25 espèces d’oiseaux et plus de 95 espèces de coléoptères, selon l’inventaire du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) et de la Ville de Paris.

Paris connaît par ailleurs un déficit criant d’espaces verts, avec seulement 2,5 mètres carrés par habitant pour une moyenne de 10 m2/hab en Europe. La transformation des 50 hectares de la Petite ceinture en terrains de promenade permettrait d’augmenter de 10% leur superficie.

 



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