Quatre nouveaux polluants interdits

Le 10 mai 2005 par Christine Sévillano
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La Convention de Stockholm a décidé de maintenir certaines exemptions concernant la liste des 12 polluants organiques persistants (POP) interdits et d'en rajouter quatre autres.

La réunion de la Convention de Stockholm s'est terminée vendredi à Punta del Este (Uruguay) sur la décision d'ajouter quatre nouvelles substances chimiques à la liste des douze polluants organiques persistants (POP) interdits, issus des pesticides et de l'industrie chimique. Ce qui représente bien moins que les 20 substances demandées par l'ONG WWF. Deux insecticides doivent ainsi rejoindre la liste des interdits: le chlordécone et le lindane. Le premier utilisé contre les coléoptères et des fourmis que l'on trouve dans le bananier, le cotonnier ou le tabac semble avoir des effets sur les rats, mais son impact sur l'environnement est moins évident. Le lindane est fréquemment utilisé en agriculture, dans la protection des bois en médecine vétérinaire et en santé publique, notamment dans les produits contre les mouches, les puces ou les poux. Les deux autres produits inclus dans la liste sont des retardateurs de combustion, le pentabromodiphényléther (penta-BDE) et l'hexabromobiphényle (hexa-BB) qui n'est plus fabriqué depuis de nombreuses années, selon un document sur les substances toxiques persistantes du Programme des nations unies pour l'environnement (Pnue). Ces nouvelles substances devraient être formellement intégrées dans la liste dans trois ans, après les études du groupe de travail dédié à la question et qui doit se réunir en octobre ou novembre 2005.

Les parties ont aussi décidé de maintenir certaines exemptions notamment sur le dichlorodiphényltrichloroéthane (DDT) qui permet de lutter contre certains insectes  transmetteurs de maladies comme la malaria. Cette maladie tue un million de personnes chaque année et pour éviter sa propagation, 20 pays utilisent le DDT dans des proportions de l'ordre de 7.500 tonnes chaque année sur les murs des maisons. Autre exemption reconduite: les produits contre les termites qui coûtent 30 milliards de dollars chaque année en dégradation de bâtiments, de ponts ou de forêts. La liste des exemptions est revue tous les trois ans. La Convention a insisté sur la nécessité d'aider financièrement les pays pauvres à adopter des solutions alternatives à ces produits chimiques, mais cela ne reste qu'une déclaration d'intention puisque les parties ne se sont pas engagées plus précisément.




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