Quantas passe au bio

Le 03 janvier 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La compagnie aérienne australienne devrait très prochainement annoncer un partenariat avec le fabricant de bio-kérosène Solena. Dans son édition dominicale, The Guardian, avance que Quantas pourrait financer, en Australie, la construction d’une usine d’agrocarburant.

 

La compagnie américaine signerait là son deuxième contrat pour la réalisation d’une usine d’agrocarburant. En février dernier, British Airways (BA) a annoncé un partenariat du même type avec Solena pour bâtir, dans la banlieue de Londres, une installation capable de transformer 500.000 tonnes de déchets végétaux par an en carburant de synthèse, via le procédé Fischer-Tropsch. Cette usine, qui doit être opérationnelle en 2014 et dont le coût est estimé à 200 millions de livres (233 millions d’euros), produira l’équivalent de 2 % du carburant consommé annuellement par le transporteur britannique.

 

Cet engouement pour les carburants alternatifs touche la plupart des grandes compagnies aériennes. Lufthansa et Finnair (Finlande) ont déjà annoncé leur intention d’accroître leur utilisation de kérosène de synthèse produit par Nesté à partir de déchets de bois (NExBTL). D’autres testent, plus ou moins discrètement, les agrocarburants proposés par les industriels.

 

Le groupe Air France-KLM a créé, en novembre 2009, le consortium SkyNRG pour accélérer le développement des carburants de synthèse « durables ».

 

Faute d’autorisation pour les consommer purs, ces kérosènes de synthèse sont utilisés en mélange avec du carburant classique ou sur l’un des moteurs de l’avion. Mais les compagnies aériennes espèrent que les régulateurs autoriseront prochainement le kérosène bio pur.

 

Il y a presque urgence. Dès 2012, les 4.280 compagnies aériennes opérant depuis l’Union européenne devront réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, en participant au système communautaire d’échange de quotas d’émission (SCEQE). Les « 27 », la Norvège, le Liechtenstein et l’Islande vont distribuer 210 millions de quotas par an, dont 85 % seront alloués gratuitement jusqu’en 2020.

 

Or les autorités européennes considèrent que les carburants d’origine végétale n’émettent pas de gaz carbonique. Utiliser de gros volumes d’ alternative fuels est donc un moyen pour les compagnies de réduire leur impact climatique. A condition toutefois que le prix du quota d’émission soit suffisamment incitatif. Pour le moment, un plein d’agro-kérosène coûte deux fois plus cher que du kérosène d’origine pétrolière.

 

Par ailleurs, les membres de l’IATA ont convenu, en 2007, que la croissance du trafic aérien devrait être neutre en carbone d’ici 2020 et que les avions devraient émettre en 2050 deux fois moins de CO 2 qu’en 2005.



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