Quand Villepin fait du Raffarin

Le 17 août 2005 par Enerpresse
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

La France n’a pas de pétrole, mais Dominique de Villepin a des idées. En tout cas, des idées pour faire croire au public que le gouvernement se mobilise pour lutter contre l’envolée des prix des produits pétroliers.

C'est le message qu'a lancé, mardi, le Premier ministre. Après s'être entretenu avec ses ministres chargés de l'économie, des transports, de l'industrie et de l'environnement, le locataire de Matignon a présenté une stratégie en trois axes «pour répondre aux défis d'un pétrole cher». Une réponse qui passe, tout d'abord, par un accroissement des investissements énergétiques. En fait de relance, le gouvernement présente la construction prochaine de l'EPR comme une partie de la solution aux affres des consommateurs de produits pétroliers. Audacieux! Toujours dans l'approximation, l'auteur du «Cri de la gargouille»appelle Total et les autres entreprises pétrolières, «qui réalisent des profits importants», «à engager rapidement un effort d'investissement» dans le domaine du raffinage. Une façon de mettre au crédit gouvernemental les travaux engagés, depuis quelques mois, par Esso dans sa raffinerie de Port Jérôme Gravenchon (hydrotraitement haute pression) et par Total à Gonfreville (hydrocraquage de distillats lourds).

Second axe : l'inévitable «développement des énergies renouvelables». Rien de neuf, là non plus, car pour tenter de respecter la directive Biocarburants (la France pourrait d'ailleurs être traînée devant la Cour européenne de Justice) la France construit déjà des usines de biocarburants. Au printemps, le gouvernement Raffarin a lancé six nouvelles unités de production d'éthanol et de Diester.

Troisième et dernier axe de la stratégie Villepin : la relance de la politique d'économies d'énergie. Reprenant la piste ouverte par son prédécesseur, Dominique de Villepin a chargé Thierry Breton «de renforcer»les crédits d'impôts existants en faveur des voitures propres et des installations de chauffages utilisant des ENR. Ayant promis «une relance des investissements publics en matière de transports collectifs»(financée comment ?), l'ex-ministre des Affaires Etrangères croit aussi beaucoup au développement de véhicules propres et électriques (pourtant très en retard en France). Seule véritable nouveauté de l'ancien ministre chargé de l'intérieur: un appel pour que les automobilistes abaissent de 10 km/h leur vitesse.




A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus