Quand une écolo s’investit dans les questions de défense

Le 11 décembre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Pas de transition écologique sans évoquer les questions de défense, estime Leila Aichi.
Pas de transition écologique sans évoquer les questions de défense, estime Leila Aichi.
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On ne l’attendait pas forcément sur ce terrain. Leila Aichi est bien connue des écologistes, notamment franciliens. Avocate, elle a, avec l’association Ecologie sans frontières, mis l’Etat devant ses responsabilités pour ce qui concerne la préservation de la qualité de l’air urbain.

Elue sénatrice en 2012, elle s’oriente vers les questions de défense, chose rarissime pour une écologiste en politique. C’est au titre de secrétaire de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat qu’elle a (un peu) fait avancer les questions de défense dans une direction jusqu’alors inexplorée par les experts et les militaires français.

Dans une déclaration, faite mardi 10 décembre à l’occasion de l’adoption du projet de loi de programmation militaire 2014-2019, la sénatrice de Paris a rappelé les implications pour les questions de défense des conséquences des changements climatiques.

«En diminuant l’accès à l’eau potable, à l’énergie, en réduisant la surface des terres arables, les changements climatiques seront la source de nouveaux conflits dans les années à venir, explique-t-elle au JDLE. Or ces sujets sont absents du Livre blanc de la défense. A l’heure où nous votons les moyens accordés à la défense, il n’est pas acceptable de ne pas prendre en compte ses nouvelles problématiques.»

D’autant moins acceptable, rappelle l’avocate, que la stratégie américaine prend en compte la fonte des glaces de mer de l’Arctique, la montée du niveau des océans ou la réduction possible de l’accès aux hydrocarbures.

Si la déclaration de mardi n’aura que peu de conséquences sur la rédaction du projet de loi, elle fait semble-t-il progresser la réflexion. Au cours du débat sénatorial, Jean-Louis Carrière, président PS de la commission des affaires étrangères et rapporteur du texte, et le ministre de la défense ont dit vouloir approfondir ces sujets. «Nous devons prendre en compte les nouveaux risques: stress hydrique, déséquilibres démographiques, auxquels nous pourrions ajouter accaparement des ressources par certains pays émergents», a affirmé Jean-Louis Carrière.

Pour les y aider, Leïla Aichi devrait publier, le 14 février prochain, un livre blanc sur les relations entre défense et environnement. A suivre…



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