Quand les tortues attaquent

Le 01 juin 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les vétérinaires lui ont à peine laissé le temps de s’installer. Moins de trois semaines après son arrivée au ministère de l’environnement, Caroline Spelman est sommée de prendre position. Le sujet ? L’invasion du Royaume-Uni par les tortues exotiques.

 

La mode a été lancée, estime le président de l’association britannique des vétérinaires (BVA selon l’abréviation anglaise, ndlr), après la sortie des films sur les Tortues Ninja. « A cette époque, se souvient Peter Jinman, tout le monde a voulu la sienne. » Et nombre de spectateurs ont visiblement obtenu gain de cause. Car, selon les derniers recensements, pas moins de 200.000 de ces (si ce ne sont que des tortue FD)reptiles exotiques ont été importés, l’an passé, en Grande-Bretagne. Au total, leur nombre a progressé de 70% ces trois dernières années. Problème : seules les juvéniles sont vendues par les importateurs ou les animaleries. Et la plupart des clients ignorent que les tortues peuvent vivre des dizaines d’années et atteindre une taille et une masse considérables. Résultat : dès qu’elles atteignent une taille incompatible avec la vie en vivarium, les tortues finissent dans le lac ou le cours d’eau le plus proche.

 

Au grand dam des naturalistes. Car bon nombre de ces nouveaux venus sont des carnivores patentés et ne font qu’une bouchée de la faune indigène. Ces animaux exotiques sont aussi porteurs d’agents pathogènes, tels Escherichia coli, le virus de l’herpès ou des salmonelles. Autant d’éléments qui militent pour une interdiction de l’importation de tortues exotiques, insiste la BVA.



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