Quand les prix montent en France, ils baissent en Belgique

Le 12 septembre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Même avec la fermeture du nucléaire, le prix de l'électricité belge pourrait baisser.
Même avec la fermeture du nucléaire, le prix de l'électricité belge pourrait baisser.

Il est parfois de drôles de coïncidences. En France, le prix du gaz (et de l’électricité) ne cesse de grimper. Et cela ne devrait pas s’arrêter de sitôt. Le Figaro de ce mercredi 12 septembre, nous apprend que GDF Suez vient de demander à la Commission de régulation de l’énergie (CRE) une révision de ses tarifs.

Rappelant que ses coûts d’approvisionnement ont fortement progressé ces derniers mois, l’opérateur historique réclame, en toute logique, une hausse de 7% de ses tarifs. La loi oblige l’Etat (véritable décisionnaire de l’évolution des tarifs) à répercuter l’évolution des coûts d’achat de l’énergie dans les prix de vente aux particuliers ou aux entreprises.

Un principe consacré par une récente décision du Conseil d’Etat qui a condamné l’Etat pour avoir empêché GDF Suez d’augmenter ses tarifs alors que ses coûts avaient progressé.

En Belgique, la situation est comparable à celle de la France. Pourtant, les décisions prises par le régulateur local vont totalement à rebours de ce que nous connaissons de ce côté-ci de la frontière.

La Commission de régulation de l’électricité et du gaz (Creg) propose de modifier le mode de calcul des prix des deux énergies. En clair, plutôt que d’appliquer des équations complexes prenant en compte des indices incompréhensibles, le gendarme des marchés belges de l’énergie propose d’indexer purement et simplement le prix des molécules et des électrons sur la base des cotations boursières des secteurs de l’énergie.

Si le gouvernement fédéral reprend à son compte cette proposition (la formule d’élaboration des tarifs doit, de toutes façons, changer à la fin de l’année), le montant annuel de la facture d’électricité et de gaz pourrait baisser de 450 euros par an, dès 2013, estime le quotidien économique L’écho.

La situation est d’autant plus paradoxale que, grosso modo, les prix de l’énergie sont comparables en France et en Belgique. Et que les opérateurs sont les mêmes des deux côtés de la frontière. Finalement, la révision des modes de calcul, c’est peut-être plus simple que les tarifs progressifs?



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus