Quand les industriels et les politiques menacent la science

Le 02 décembre 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Lettre ouverte à Donald Trump
Lettre ouverte à Donald Trump

A quelques jours d’intervalle, deux pétitions ont mobilisé des bataillons de chercheurs. Tous défendent la liberté scientifique, militent contre la censure et dénoncent le doute distillé par les industriels, tant sur les problématiques sanitaires que climatiques.

Sur les deux rives de l’Atlantique, la coupe est pleine. En début de semaine, une centaine de scientifiques signaient dans Le Monde une tribune dénonçant la par les industriels.

 

Techniques de désinformation

Employant les mêmes techniques de désinformation que les fabricants de cigarettes (à propos des effets cancérogènes du tabac), pétrochimistes et autres industriels retardent, à coup de fausse science, l’élaboration de législations censées nous protéger des effets de ces hormones de synthèse.

Ce n’est pas la première fois que les chercheurs français prennent ainsi la plume. En avril 2010, 600 climatologues tricolores avaient réclamé le soutien des pouvoirs publics après les charges des deux négationnistes du réchauffement. Valérie Pécresse, alors ministre de la recherche, avait commandé un débat entre les deux parties à l’Académie des Sciences. Une drôle de façon de donner une once de légitimité à des faussaires de la science.

 

2.300 signataires

Jeudi 1er décembre, c’est au tour des scientifiques américains de donner de la voix. Pas moins de 2.300 chercheurs (dont 22 Prix Nobel) signent une lettre ouverte à Donald Trump. Effrayés par les déclarations du président-élu[1] et par la nomination dans son équipe de climato-sceptiques, ces hommes et ces femmes de science appellent le milliardaire à placer à la tête des agences fédérales en charge des questions de santé et d’environnement des personnalités compétentes et ouvertes au débat scientifique.

Les signataires rappellent que des pans entiers de la législation environnementale, tel le Clean Air Act ou la loi sur les espèces menacées, s’appuient sur la science. Craignant une possible éradication des crédits de recherche, sur le changement climatique par exemple, les scientifiques appellent le futur président à ne pas céder aux appels des sirènes du climato-scepticisme et de la censure.

 



[1] qui réclame la sortie de l’Accord de Paris, promet la dissolution de l’agence fédérale de l’environnement, et considère le réchauffement comme un canular.

 



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