Quand les grands pays forestiers célèbrent la journée de l’environnement

Le 06 juin 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
La déforestation n’est-elle qu’un mauvais souvenir? Tout dépend, sans doute, des régions où l’on s’interroge. Mais globalement, les scientifiques sont tentés de répondre par l’affirmative. Plus exactement, après des décennies de recul, la forêt mondiale progresse de nouveau.
 
Dans une étude publiée dans la revue scientifique Plos One, des chercheurs américains et européens affirment que dans 56 des 69 pays qu’ils ont étudiés, le couvert forestier (représentant 72% des surfaces forestières mondiales) s’est densifié entre 1990 et 2010.
 
Fait remarquable: la densification a progressé de 4% en Europe, durant ces deux dernières décennies, contre 2% pour 12 pays d’Asie et 1% pour 7 pays américains.
 
Dans le même temps, 13 pays africains et sud-américains ont perdu plus de 8% de densité forestière.
 
Cette évolution n’est pas sans conséquence sur le climat. Car, en comptant plus d’arbres par unité de surface et des arbres de plus en plus imposants, les forêts européennes et nord-américaines stockent de plus en plus de carbone atmosphérique: +15% pour les forêts de l’Union européenne et +5% pour les forêts nord-américaines.
 
En revanche, le bilan est neutre pour les massifs asiatiques et fortement négatif (autour de -7%) pour les forêts africaines et sud-américaines.
 
Histoire d’inciter les négociateurs climatiques à accélérer leurs discussions sur la mise en place du dispositif Redd+ (programme de l'ONU pour la réduction des émissions résultant du déboisement et de la dégradation des forêts), des représentants des pays des trois bassins forestiers tropicaux (Congo, Amazonie, Bornéo-Mékong) ont signé vendredi 3 juin à Brazzaville une déclaration dans laquelle ils promettent notamment de coopérer pour lutter contre la déforestation et pour négocier avec les pays développés.
 
La déclaration de Brazzaville n'a toutefois pas donné lieu à la création d'une structure permanente comme le souhaitaient plusieurs pays africains.
 
Dans la déclaration comptant 13 points, les pays «conviennent de poursuivre les consultations étroites et de mettre en avant leur intérêt commun dans le cadre de différents forums multilatéraux», «d'adopter des mesures concrètes pour promouvoir le dialogue et la coopération entre leurs pays» et «reconnaissent la nécessité de mettre en place une plate-forme de promotion de la coopération entre les pays des trois bassins forestiers».
 
Ces pays «soulignent la nécessité d'inclure les forêts parmi les principaux domaines d'intervention examinés lors de la Conférence des Nations unies pour le développement (Rio+20) en juin 2012 (...) et les liens existants entre le déboisement et la dégradation des forêts, ainsi que les enjeux socio-économiques tels que les moyens de subsistance et la réduction de la pauvreté».
 
Ils «reconnaissent le besoin de disposer d'un financement additionnel pérenne et transparent pour (...) relever les défis de la gestion durable des forêts et de respecter leurs engagements concernant les forêts» et «appellent la communauté internationale à soutenir leurs efforts». Les pays forestiers ont aussi réaffirmé leur implication dans le Redd+.
 
Les pays signataires doivent «mettre au point un plan d'action en matière de coopération sur la gestion durable des forêts et l'utilisation des ressources connexes». Un accord de coopération doit être adopté «au plus tard lors du sommet de Rio».


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus