Quand les GNC font trembler la terre

Le 07 mars 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Pour une fois, le principe de précaution s’est appliqué. Deux compagnies gazières travaillant dans l’Arkansas ont accepté, avant que la Commission locale du pétrole et du gaz ne le leur impose, d’interrompre le forage de deux puits. «Une interprétation de résultats préliminaires […] montre une possible corrélation entre les opérations d’injection de l’un ou des deux puits de stockage et les activités sismiques de la région», relève la commission dans un communiqué.

 

Chesapeake Energy et Clarita creusaient deux cavités pour injecter des déchets pâteux résultant de forages d’exploration de gaz non conventionnels (GNC).

 

Problème, ces derniers mois, les sismographes ont recensé plus de 700 séismes dans la région. Et le 27 septembre, un tremblement de terre d’une magnitude de 4,7 selon le service géologique américain (USGS, selon l’acronyme anglais) a été détecté au centre de l’Etat: le plus important depuis 1976!

 

Des secousses se produisent régulièrement dans cette zone, mais leur multiplication intrigue les géologues. Le service géologique de l’Arkansas n’est pas loin de penser qu’il existe un lien de cause à effet avec l’augmentation du nombre de forages gaziers.

 

L’Etat nature, comme on surnomme l’ancien Etat des Clinton, compte plus de 7.100 puits en activité. Et les autorités locales ont accordé, l’an passé, plus d’un millier de permis d’exploration. Mais en décembre, devant le nombre croissant de séismes, ces mêmes autorités ont instauré un moratoire sur le forage de nouveaux puits.



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