Quand les géants du Net allègent leur bilan carbone

Le 03 avril 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Dans son data center d'Atlanta, Google réutilise les eaux grises pour le refroidissement des bâtiments.
Dans son data center d'Atlanta, Google réutilise les eaux grises pour le refroidissement des bâtiments.
Google

C’est une première réponse au rapport que le Giec[1] a récemment consacré à l’adaptation aux changements climatiques. Mercredi 2 avril, Greenpeace a mis en ligne une étude sur le verdissement de l’Internet.

Plus précisément, la branche américaine de l’organisation écologiste a tenté d’établir un bilan des politiques environnementales menées par les géants US du Net, d’Apple à Amazon, en passant par IBM ou Twitter.

L’Internet consomme plus de courant que la France

Impossible, en 82 pages, de cartographier avec précision les actions menées par cette vingtaine de multinationales pour alléger leur empreinte environnementale. Ce que l’on peut retenir de l’enquête de l’ONG, c’est la propension des Web companies à diminuer, peu ou prou, le montant de leur facture énergétique et leur empreinte carbone. Pas négligeable, si l’on se souvient qu’en 2011 les infrastructures ayant porté l’Internet ont consommé 684 térawattheures d’électricité dans l’année: 30% de plus que la France!

A chaque société sa stratégie. Nombre d’entre elles, comme Apple, Google ou Microsoft, passent des contrats à long terme pour l’achat d’électricité produite par des sources d’énergies renouvelables (ENR). Google, Apple vont jusqu’à financer la construction de parcs éoliens ou de centrales solaires, dans des régions où les électriciens restent très accrocs aux énergies fossiles.

Investir dans les renouvelables

Là où les renouvelables sont trop éloignées des data centers, les exploitants des data centers se débrouillent. Dans l’Utah, eBay produit l’intégralité du courant nécessaire à ses batteries d’ordinateurs avec des piles à combustible (PAC) «maison», alimentées en gaz naturel. Le bilan carbone des PAC est bien supérieur à celui des centrales au charbon qui produisent 96% des électrons consommés dans l’Etat mormon.

L’attitude des monstres du Net peut aussi changer le cours des choses. Depuis 2011, Facebook choisit d’alimenter ses installations neuves de préférence avec du courant produit par des sources d’ENR. Chose impossible dans l’Etat du Nebraska, où 73% de l’électricité est d’origine charbonnière. Conséquence: le groupe présidé par Mark Zuckerberg a décidé, en avril 2013, de construire un centre de données dans l’Etat voisin de l’Iowa, où éoliennes et centrales solaires produisent la moitié du courant local. Quelques mois après, MidAmerican, l’électricien de l’Iowa, annonçait vouloir investir près de 2 milliards de dollars (1,45 Md€) dans l’éolien.



[1] Giec: Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat

 



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