Quand les ENR britanniques rendent des comptes

Le 15 février 2005 par Enerpresse
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Les ambitions britanniques en matière d’éolien, de biomasse ou de gaz de décharge sont grandes. Depuis la publication de son White Paper, le gouvernement Blair a ordonné que 10% du courant consommé au Royaume-Uni, en 2010, soient d’origine renouvelable et 20% dix ans plus tard.

Fabuleux, si l'on se souvient qu'aujourd'hui, seuls deux à trois électrons sur cent consommés par les sujets de sa très gracieuse Majesté sont verts. Pour atteindre un tel objectif, le département du Commerce et de l'Industrie (DTI selon les initiales anglaises) a mis en place une importante palette d'aides publiques. Et cela coûte cher. Pour faire le point sur ses dispositifs, le DTI a commandé au National Audit Office (NAO), l'équivalent de notre Cour des comptes, un audit sur le financement des renouvelables. Publiée vendredi, l'étude du NAO n'a pas la dent très dure. Certes, elle reconnaît que le quintuplement en cinq ans du parc renouvelable britannique  qui reste un objectif atteignable, insistent les rapporteurs - coûtera quelque peu. Au moins un milliard de livres par an (1,4 milliard d'euros), pendant cinq ans.

L'essentiel de l'investissement portera sur le développement de l'éolien offshore, qui devrait peser, à terme, près de la moitié des capacités vertes. Les turbines à terre représenteront environ le tiers de ce parc. Le solde provenant de la valorisation du biogaz de décharge, de la biomasse (y compris la co-incinération de bois et de charbon) et de solaire. Le développement des réseaux ne devrait représenter qu'un peu plus de 20% du montant de l'investissement total. Globalement, cette poussée des énergies vertes devrait coûter relativement peu aux consommateurs finaux: pas plus de 5,7% de hausse de la facture d'électricité, à l'horizon 2010. Bien moins en tout cas que les hausses brutales des factures annoncées, ces derniers, mois par les énergéticiens. Si les objectifs d'équipements sont atteints, le Royaume-Uni devrait accroître sa capacité de production d'énergie, tout en s'évitant d'émettre entre 20 et 27 millions de tonnes de CO2 par an: 4 fois les rejets carbonés de British Energy! Un petit bémol, toutefois. Les auditeurs du NAO estiment que le DTI pourrait, tant qu'à faire, subventionner aussi la maîtrise de la demande d'énergie et l'efficacité énergétique. Les deux oubliées de la politique climatique de Tony Blair.




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